Un problème d’oxygénation du sang dans les poumons (effet shunt) peut-il aider les médecins à mieux détecter une embolie pulmonaire chez les patients aux urgences ?
Objectif(s) de la recherche et intérêt pour la santé publique
Finalité de l'étude
Objectifs poursuivis
Domaines médicaux investigués
Bénéfices attendus
L’embolie pulmonaire est une pathologie fréquente, dont l’incidence est en augmentation, et est une cause majeure de morbi-mortalité cardiovasculaire ; en effet, jusqu’à 900 000 patients sont touchés par une maladie thrombo-embolique veineuse aux États-Unis.
Son diagnostic aux urgences n’est pas aisé en raison de la non-spécificité des symptômes ainsi que de leur pluralité : douleur thoracique, dyspnée, tachycardie, syncope/lipothymie, hémoptysie, symptômes associés à une thrombose veineuse profonde.
Sur le plan physiopathologique, l’embolie pulmonaire est responsable d’une inadéquation des rapports ventilation/perfusion. En effet, l’embolie pulmonaire est initialement responsable d’un effet espace mort, certaines alvéoles pulmonaires étant ventilées mais non perfusées du fait de l’obstruction qu’entraîne le caillot sanguin.
Dans un second temps, un effet shunt peut apparaître en redistribuant le débit de perfusion vers des territoires normalement ventilés, ce dernier étant responsable d’une hypoxémie. « L’effet shunt gazométrique » peut être défini par PaO₂ + PaCO₂ < 125 mmHg. Cependant, cet effet shunt, conduisant à une hypoxémie et hypocapnie, n’est pas systématique (9-10).
Actuellement, le diagnostic de l’embolie pulmonaire repose sur l’estimation d’une probabilité clinique (à l’aide de scores, Genève ou Wells modifié) couplée au dosage des D-dimères qui aboutira ou non à la réalisation d’un angio-TDM thoracique. La place de « l’effet shunt gazométrique » dans la démarche diagnostique de l’embolie pulmonaire, bien qu’historique et enseigné, est peu documentée.
L'objectif principal est d'évaluer les performances diagnostiques de l’effet shunt dans l’identification de l’embolie pulmonaire chez les patients se présentant avec une douleur thoracique ou une dyspnée aux urgences chez des patients se présentant aux urgences pour une douleur thoracique ou dyspnée
Données utilisées
Catégories de données utilisées
Source de données utilisées
Autre(s) source(s) de donnée(s) mobilisée(s)
Appariement entre les sources de données mobilisées
Variables sensibles utilisées
Recours au numéro d'identification des professionnels de santé
Plateforme utilisée pour l'analyse des données
Acteurs finançant et participant à l'étude
Responsable(s) de traitement
Type de responsable de traitement 1
Responsable de traitement 1
Localisation du responsable de traitement 1
Représentant du responsable de traitement 1
Responsable(s) de mise en oeuvre non cités comme responsable de traitement
Responsable de mise en oeuvre non cité comme responsable de traitement 1
Calendrier du projet
Base légale pour accéder aux données
Encadrement réglementaire
Durée de conservation aux fins du projet (en années)
2
Existence d'une prise de décision automatisée
Fondement juridique
Article 6 du RGPD (Licéité du traitement)
Article 9 du RGPD (Exception permettant de traiter des données de santé)
Transfert de données personnelles vers un pays hors UE
Droits des personnes
L'ensemble des droits des personnes dont les données seront traitées sont décrits dans la
notice d'information relative au projet de recherche qui sera remise aux patients
concernés et publiée sur le portail de transparence du CHU de Toulouse. Cette notice
contient l'ensemble des droits et explique comment les appliquer.