TRACE pilote
Objectif(s) de la recherche et intérêt pour la santé publique
Finalité de l'étude
Objectifs poursuivis
Domaines médicaux investigués
Bénéfices attendus
Les états non ordinaires de conscience (ENOC), tels que la méditation, l’hypnose ou certains états induits par des substances psychédéliques, font l’objet d’un intérêt scientifique croissant en raison de leurs effets potentiels sur la cognition, la régulation émotionnelle et le bien-être. En revanche, la transe, bien que largement documentée sur le plan anthropologique, reste encore peu étudiée au niveau psychologique et physiologique. La Transe Cognitive Auto-Induite (TCAI) est un ENOC volontaire, induit sans stimulus externe ou substance, qui repose sur un apprentissage standardisé. Les études existantes sur la TCAI rapportent des modifications subjectives marquées des perceptions sensorielles, de l’état émotionnel et de l’activité cognitive, ainsi que de la perception de soi, du temps et de l’espace. Ces caractéristiques ont été décrites chez des pratiquants confirmés et réguliers et s’accompagnent de modifications de l’activité du système nerveux autonome.
Des travaux récents ont permis de documenter la diversité des expériences désagréables ou indésirables associées à certaines pratiques contemplatives ou aux psychédéliques et ont mis en évidence une hétérogénéité des manifestations, ainsi qu’un manque d’outils standardisés et spécifiques à la mesure. L’absence d’instruments validés spécifiquement pour la TCAI constitue une limite majeure pour la recherche et la pratique clinique. Elle entrave la possibilité d’identifier de manière fiable les effets secondaires et les évènements indésirables au sens de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), de comparer les résultats entre les études et de mettre en place des stratégies de prévention et de gestion adaptées. Dans un contexte d’extension des pratiques impliquant des modifications de la conscience, cette lacune soulève des enjeux éthiques importants en matière d’information des participants, de détection des vulnérabilités et de sécurisation des pratiques.
Le développement d’un questionnaire spécifiquement dédié à la TCAI apparait justifié et nécessaire afin de disposer d’un outil standardisé, sensible et multidimensionnel, pour permettre de documenter rigoureusement les effets associés à ce type de transe. Cette démarche s’inscrit dans les recommandations internationales en développement d’instruments de mesure, qui préconisent l’adaptation des outils aux contextes spécifiques et aux caractéristiques du construit étudié afin d’en garantir la validité et la pertinence.
Une première étape a déjà été franchie, constituée par la création d’une version 1 de ce questionnaire, qui comprenait 105 items répartis en 7 dimensions, rédigés à partir de la littérature existante et d’entretiens informels avec des pratiquants en TCAI. Cette liste a été expertisée et notée d’après sa pertinence, sa clarté et sa représentativité. Les ratios calculés ont permis de déterminer quels items étaient acceptables en l’état, à modifier ou à supprimer, ce qui a permis l’achèvement d’une version 2 du questionnaire qui fait l’objet de cette étude pilote.
Ce projet a donc pour objectif principal d’évaluer la faisabilité, la compréhension et l’acceptabilité d’un questionnaire nouvellement développé, conçu pour recueillir les effets secondaires et évènements indésirables pouvant être associés à la pratique de la TCAI. Les objectifs secondaires incluent l’évaluation de la clarté des items par des entretiens cognitifs, l’examen de la distribution des réponses et des propriétés psychométriques préliminaires, l’évaluation du fonctionnement global, l’identification des items nécessitant une révision ou une suppression. De plus, l’étude vise à explorer la structure préliminaire des données avant de concevoir une étude de validation psychométrique à grande échelle.
Pour répondre à ces objectifs une méthode mixte sera employée qui consistera, d’une part à faire passer en ligne le questionnaire à des pratiquants en TCAI volontaire et recueillir leur appréciation de la pertinence, de la clarté et de la redondance ; et d’autre part à réaliser des entretiens cognitifs avec un sous-groupe de participants sélectionnés sur la base de leur volontariat, qui porteront sur la faisabilité du questionnaire et la bonne compréhension des items.
Données utilisées
Catégories de données utilisées
Autre(s) catégorie(s) de donnée(s) utilisée(s)
Informations concernant les EI
Source de données utilisées
Autre(s) source(s) de donnée(s) mobilisée(s)
Appariement entre les sources de données mobilisées
Variables sensibles utilisées
Recours au numéro d'identification des professionnels de santé
Plateforme utilisée pour l'analyse des données
Acteurs finançant et participant à l'étude
Responsable(s) de traitement
Type de responsable de traitement 1
Responsable de traitement 1
Localisation du responsable de traitement 1
Représentant du responsable de traitement 1
Calendrier du projet
Base légale pour accéder aux données
Encadrement réglementaire
Durée de conservation aux fins du projet (en années)
2
Existence d'une prise de décision automatisée
Fondement juridique
Article 6 du RGPD (Licéité du traitement)
Article 9 du RGPD (Exception permettant de traiter des données de santé)
Transfert de données personnelles vers un pays hors UE
Droits des personnes
Le remplissage du questionnaire en ligne ne nécessite pas de recueil du consentement à proprement parler puisqu'il est entièrement anonyme et ne recueille pas de données personnelle. Néanmoins une information est délivrée sur la page d’accueil du questionnaire rappelant les objectifs de l’étude, la confidentialité des données et les coordonnées des coordinateurs dont la lecture et validation est recueillie via une ou plusieurs cases à cocher conditionnant l'accès aux questionnaires. Pour les entretiens, les participants intéressés sont invités en fin de questionnaire à prendre contact avec le chercheur en charge des entretiens, qui leur transmet par mail le formulaire de droit à l'image. Ce document est retourné signé par mail avant le déroulement du premier entretien, le chercheur s'engageant à laisser un délai de réflexion d'au moins 5 jours entre l'envoi du document et la tenue de l’entretien. Le consentement est demandé à l’oral lors de l’entretien et enregistré