N° 32902235

Toucher affectif, hédonie et conduites suicidaires - Expression des gènes opioïdergiques (TOUCH-S_ARN)

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Objectif(s) de la recherche et intérêt pour la santé publique

Finalité de l'étude

Recherche, étude, évaluation

Objectifs poursuivis

Compréhension des maladies

Domaines médicaux investigués

Radiologie et imagerie médicale

Bénéfices attendus

Introduction

Le toucher est le premier sens à se développer et joue un rôle crucial dans les interactions sociales, notamment chez l'humain, où le toucher affectif (caresses lentes sur la peau) favorise le lien social, la régulation émotionnelle et active le système opioïdergique, lié au plaisir et à l'attachement. Des études ont montré que ce type de toucher réduit le sentiment de rejet et soutient les relations sociales. Des altérations dans la perception du toucher affectif pourraient être liées à la vulnérabilité suicidaire. En effet, l'anhédonie (perte de plaisir), associée au risque suicidaire, est associée à une altération du toucher affectif. Le cortex orbitofrontal, activé par ce type de toucher et riche en récepteurs opioïdergiques, est une région dont l'activation est modifiée chez les personnes ayant des antécédents de tentative de suicide. De plus un ensemble de données convergent vers un dysfonctionnement du système opioïde chez les individus ayant une histoire de tentative de suicide. Pour étudier cela, l'étude TOUCH-S (RECHMPL21_0502), menée entre 2022-2024, a comparé la perception du toucher affectif (vs non affectif) chez 72 patientes euthymiques en fonction de la présence ou non d'une tentative de suicide passée. Les résultats préliminaires indiquent que les suicidantes perçoivent moins la différence d'agréabilité entre toucher affectif et non affectif que les témoins, bien que la différence d'intensité perçue soit similaire. Par ailleurs, le niveau d'agréabilité du toucher non affectif est plus important chez les suicidantes que les témoins ; ce qui n'est pas le cas pour le toucher affectif.
La suite de l'étude vise à analyser les mécanismes biologiques, notamment en étudiant l'expression des gènes liés aux récepteurs et peptides opioïdergiques après une stimulation tactile.

Objectif principal
Etudier l’effet du toucher sur l’expression des gènes opioïdergiques, en comparant le taux d’ARNm de 6 gènes codants pour les récepteurs et peptides opioïdergiques avant et après stimulation, chez deux groupes de sujets : un groupe de sujet avec histoire de tentative de suicide, et un groupe de témoins affectifs, ayant présenté au moins un épisode dépressif passé mais n’ayant aucun antécédent de geste suicidaire.

Objectif(s) secondaire(s)
L’étude vise également à étudier l’association entre la variation de l’expression génique opioïdergique liée à la stimulation tactile et la perception du caractère agréable du toucher affectif vs non affectif chez les sujets avec et sans antécédents de tentative de suicide.

Données utilisées

Catégories de données utilisées

Informations relatives aux pathologies des personnes concernées

Source de données utilisées

Autre

Autre(s) source(s) de donnée(s) mobilisée(s)

Dossiers Médicaux

Appariement entre les sources de données mobilisées

  Non

Variables sensibles utilisées

Aucune

Recours au numéro d'identification des professionnels de santé

  Non

Plateforme utilisée pour l'analyse des données

Autre

Acteurs finançant et participant à l'étude

Responsable(s) de traitement

Type de responsable de traitement 1

Etablissement public de santé (dont fédération)

Responsable de traitement 1

CHU DE MONTPELLIER

Avenue du Doyen Gaston Giraud 34295 Montpellier 34000 Montpellier France

Localisation du responsable de traitement 1
  Dans l'UE
Représentant du responsable de traitement 1

Responsable(s) de mise en oeuvre non cités comme responsable de traitement

Responsable de mise en oeuvre non cité comme responsable de traitement 1

CHU DE MONTPELLIER

Calendrier du projet

Date de début : 01/09/2025 – Date de fin : 28/02/2026 Durée de l'étude : 6
Etape 1 : Dépôt du projet
28/07/2026

Base légale pour accéder aux données

Encadrement réglementaire

Méthodologie de référence 004

Durée de conservation aux fins du projet (en années)

2

Existence d'une prise de décision automatisée

  Non

Fondement juridique

Article 6 du RGPD (Licéité du traitement)

(1)(e) exécution d’une mission d’intérêt public

Article 9 du RGPD (Exception permettant de traiter des données de santé)

(2)(i) intérêt public dans le domaine de la santé publique

Transfert de données personnelles vers un pays hors UE

  Non

Droits des personnes

une note d’information individuelle sur la recherche est transmise aux personnes concernées. Cette information est en conformité avec les articles 15 à 20 du RGPD

Délégué à la protection des données

CHU DE MONTPELLIER

Avenue du Doyen Gaston Giraud 34295 Montpellier 34000 MONTPELLIER France

dpo@chu-montpellier.fr