N° 31140475

Résultats concrets du traitement systémique de première intention dans le cancer du sein triple négatif métastatique récidivant après le protocole KEYNOTE-522

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Objectif(s) de la recherche et intérêt pour la santé publique

Finalité de l'étude

Recherche, étude, évaluation

Objectifs poursuivis

Prévention et traitement
Prise en charge des patients

Domaines médicaux investigués

Cancérologie

Bénéfices attendus

L’introduction du pembrolizumab en association à la chimiothérapie en situation néoadjuvante dans les cancers du sein triple négatif (TNBC) a profondément modifié la prise en charge de ces patientes. Dans l’étude KEYNOTE-522, cette stratégie a permis d’augmenter significativement le taux de réponse pathologique complète (pCR), de 51,2 % à 64,8 %, se traduisant par une amélioration de la survie sans progression (SSP) (de 76,8 % à 85,4 % à 36 mois) et de la survie globale (de 81,7 % à 86,6 % à 60 mois).(1–3)

Malgré ces avancées, en l’absence pCR, une proportion non négligeable de patientes rechute à 36 mois après ce traitement combiné, de 15,6% à 73,4% de rechute selon le score RCB.(4) Ces patientes présentent un pronostic particulièrement défavorable, dans un contexte d’options thérapeutiques restreintes et mal codifiées.

En situation métastatique, les recommandations actuelles reposent sur un traitement de première ligne guidé par le score PD-L1 CPS, associant une chimiothérapie au pembrolizumab en cas de score PD-L1 CPS positif (≥ 10%), ou une chimiothérapie ± bevacizumab en cas de score PD-L1 CPS négatif (< 10%), et en l’absence de mutation BRCA.(5) Par ailleurs, de nouvelles stratégies thérapeutiques émergent, particulièrement avec les anticorps conjugués ciblant TROP2, utilisés en monothérapie chez les patientes inéligibles à l’immunothérapie (SSP médiane de 12,2 mois dans le bras contre 7,2 mois dans le bras chimiothérapie), ou en association avec celle-ci en première ligne (SSP médiane de 16,5 mois dans le bras sacituzumab govitecan associé au pembrolizumab contre 9,2 mois dans le bras chimiothérapie associée au pembrolizumab).(6,7) Toutefois, les patientes ayant déjà reçu une association chimiothérapie–immunothérapie en situation néoadjuvante sont très peu représentées dans les essais ayant conduit à ces recommandations (proportion estimée à 5% selon les études), limitant l’extrapolation des résultats à cette population spécifique.

À ce jour, les données disponibles sont extrêmement limitées. Une cohorte unicentrique de l’Institut Curie, présentée au San Antonio Breast Cancer Symposium en 2025 (Kabarian R, et al), incluant 33 patientes (SSP médiane de 3,9 mois), constitue à ce jour l’unique cohorte décrivant cette population. Il n’existe actuellement aucune étude multicentrique de grande ampleur caractérisant les patientes atteintes de TNBC en rechute après un traitement néoadjuvant associant chimiothérapie et immunothérapie, ni évaluant de manière robuste leur devenir sous traitement systémique en situation métastatique.

Dans ce contexte, cette étude de vie réelle vise à décrire les caractéristiques cliniques et biologiques de cette population émergente, et à évaluer la survie sans progression sous première ligne de traitement systémique en situation métastatique chez des patientes ayant rechuté après un traitement néoadjuvant selon le schéma KEYNOTE-522. Elle permettra de mieux définir le pronostic de ces patientes et d’orienter les stratégies thérapeutiques futures dans ce contexte en pleine évolution.

Données utilisées

Catégories de données utilisées

Informations relatives aux pathologies des personnes concernées
Informations recueillies à l'occasion d'activités de prévention, de diagnostic, de soins ou de suivi social et médico-social

Source de données utilisées

Autre

Autre(s) source(s) de donnée(s) mobilisée(s)

Dossiers Médicaux

Appariement entre les sources de données mobilisées

  Non

Variables sensibles utilisées

Année et mois de naissance
Date de soins (JJ/MM/AAAA)
Date de décès (JJ/MM/AAAA)

Justification du recours à cette(ces) variable(s) sensible(s)

Les variables sensibles sont directement liées à la question de recherche et constituent des critères essentiels à l’analyse scientifique, pour caractériser la population étudiée et analyser les facteurs associés aux résultats de santé investigués. Aucune alternative fondée sur des données non sensibles ne permettrait d’atteindre les objectifs scientifiques poursuivis. La collecte est strictement limitée aux variables pertinentes et
nécessaires, conformément au principe de minimisation des données et au cadre de la MR‑004.

Recours au numéro d'identification des professionnels de santé

  Non

Plateforme utilisée pour l'analyse des données

Autre

Acteurs finançant et participant à l'étude

Responsable(s) de traitement

Type de responsable de traitement 1

Etablissement privé de santé (dont fédération)

Responsable de traitement 1

INSTITUT DE CANCEROLOGIE DE L'OUEST

15 Rue André Boquel 49100 Angers 49000 ANGERS France

Localisation du responsable de traitement 1
  Dans l'UE
Représentant du responsable de traitement 1

Calendrier du projet

Date de début : 01/03/2026 – Date de fin : 01/03/2027 Durée de l'étude : 12
Etape 1 : Dépôt du projet
26/03/2026

Base légale pour accéder aux données

Encadrement réglementaire

Méthodologie de référence 004

Durée de conservation aux fins du projet (en années)

2

Existence d'une prise de décision automatisée

  Non

Fondement juridique

Article 6 du RGPD (Licéité du traitement)

(1)(f) intérêts légitimes du responsable de traitement

Article 9 du RGPD (Exception permettant de traiter des données de santé)

(2)(i) intérêt public dans le domaine de la santé publique

Transfert de données personnelles vers un pays hors UE

  Non

Droits des personnes

Différentes modalités d’information* ont été mises en place à l’ICO de manière à ce que les personnes concernées soient informées lors de la collecte de leurs données :
- De la possibilité de réutiliser ces données à des fins de recherche
- Du traitement informatisé des données les concernant,
De leur droit d’accès, de rectification, d’effacement, de limitation du traitement des données, à la portabilité et d’opposition, ce droit pouvant s’exercer à tout moment auprès du Délégué à la Protection des Données.
*Livret d’accueil, Affichage, Information générique, Courrier d’information envoyé le 27/12/2019 à tous les patients pris en charge entre 2014 et 2019.
Ces différentes modalités renvoient à un dispositif spécifique d’information auquel les personnes concernées peuvent se reporter : le site internet
https://mesdonnees.unicancer.fr/. Chaque projet de recherche mené sur les données collectées dans le cadre de l’information initiale y est enregistré (objectif de l’étude et période concernée par le recueil des données, établissements d’où proviennent les données).
2Pour les patients pris en charge dans d’autres centres et dont les données sont collectées auprès d’autres centres et qui n’auraient pas mis en place d’information collective similaire à celle mise en place par l’ICO. Les médecins des centres participants informeront leurs patients encore en vie à l’aide de la note d’information par courrier.
Aucune information ne sera réalisée pour les patients décédés.
Conformément à la Délibération n° 2018-155 du 3 mai 2018 portant homologation d'une méthodologie de référence aux traitements de données à caractère personnel mis en oeuvre dans le cadre des recherches n'impliquant pas la personne humaine, des études et évaluations dans le domaine de la santé, l’ICO s’est engagée à suivre la méthodologie de référence MR-004 de la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés. A ce titre, le projet est enregistré sur le répertoire public des études réalisées sous MR du Health Data Hub.

Délégué à la protection des données

Institut de Cancérologie de l'Ouest

15 Rue André Boquel 49100 Angers 49000 ANGERS France

delegue.protection.données@ico.unicancer.fr