Recherche de nouvelles cibles dans le neuroblastome : le rôle des récepteurs de neuropeptides
Objectif(s) de la recherche et intérêt pour la santé publique
Finalité de l'étude
Objectifs poursuivis
Domaines médicaux investigués
Bénéfices attendus
Le Neuroblastome est la tumeur extra-crânienne solide la plus fréquente chez l’enfant et représente entre 7 à 10 % de l’ensemble des cancers pédiatriques, avec près de 15 % des décès liés au cancer dans cette population. Son incidence est estimée entre 10 à 12 cas par million d’enfants par an avec un pic d’incidence avant l’âge de 5 ans. Au CHU de Bordeaux, le service d’oncohématologie pédiatrique suit entre 11 et 14 patients/an dont 7-12 nouveaux cas (recueil 2021-2023). Malgré d’importants progrès thérapeutiques, notamment pour les formes localisées, les enfants présentant des formes à haut risque (souvent d’emblée métastatiques) possèdent toujours un pronostic défavorable, avec une survie globale autour de 40 à 50 % à 5 ans. Par ailleurs, les traitements actuels reposent sur des thérapeutiques intensives associant chimiothérapie, chirurgie, radiothérapie et immunothérapie, souvent accompagnées d’importantes toxicités, et de séquelles potentielles à long terme. Ainsi, le développement de nouvelles approches thérapeutiques ciblées, plus efficace et moins toxiques, est un enjeu majeur afin d’améliorer la survie et la qualité de vie des enfants porteurs de neuroblastome.
La radiothérapie interne vectorisée (RIV) est un nouveau champ thérapeutique de développement en médecine nucléaire. Certains neuropeptides sont impliqués dans la croissance tumorale du neuroblastome, ainsi, leurs récepteurs sont surexprimés au niveau des cellules de neuroblastome. Parmi ceux-ci, les récepteurs 1, 2 et 5 du neuropeptide Y (Y1), (Y2) et (Y5), les récepteurs 1 et 2 de la neurotensine 1 (NTS1 et NTS2), ainsi que le récepteur du gastrin-releasing-peptide (GRPR) et du sous-type 2 des récepteurs à la somatostatine (SSTR2) constituent des cibles potentielles pour la radiothérapie interne vectorisée, ciblables par des ligands théranostiques.
Le but de ce projet pilote, mené en collaboration avec les équipes d’oncohématologie pédiatrique du CHU de Bordeaux est donc de caractériser en immunohistochimie la distribution d’expression des récepteurs de neuropeptides, sur des échantillons humains de patients pris en charge pour un neuroblastome au CHU de Bordeaux entre 2016 et 2026 (n=29 échantillons issus des reliquats du soin et disponibles au CRBK du CHU de Bordeaux). Cette première étude nous permettra de conforter l’intérêt théranostique de ces récepteurs (intérêt pour le ciblage en imagerie et pour la thérapeutique). Les données cliniques de ces patients suivis dans notre établissement (données diagnostiques, de traitement, de suivi oncologique…) sont disponibles via l’EDS du CHU de Bordeaux et nous permettront d’effectuer des premières analyses simples de corrélations clinico-biologiques qui aideront à conforter nos hypothèses de recherche. Compte tenu du mauvais pronostic de ce cancer pédiatrique, il est primordial de développer des nouvelles thérapeutiques pour cette pathologie. Cette première analyse simple, rapide et réalisable au CHU de Bordeaux nous apportera des informations importantes si nous souhaitons accélérer et promouvoir le développement des récepteurs de neuropeptides en clinique En particulier, cette étude permettra de collecter des données préliminaires que nous utiliserons pour le montage d’une demande de financement à l’appel à projet APIK 2026 (financement GIRCI/Cancéropôle GSO, dépôt en septembre 2026, porteur Dr Callaud, collaboration avec les équipes de pédiatrie du CHU). Notre objectif sera d’évaluer l’imagerie TEP au GRPR et l’autographie de prélèvement congelés appariés au GRPR, afin de déterminer des performances diagnostiques et de mieux évaluer le potentiel théranostique de cette cible.
A termes ce projet permettra le développement de nouvelles techniques d’imagerie et de nouveaux traitements pour augmenter la survie et améliorer la qualité de vie des enfants atteints de neuroblastome.
Données utilisées
Catégories de données utilisées
Source de données utilisées
Autre(s) source(s) de donnée(s) mobilisée(s)
Appariement entre les sources de données mobilisées
Variables sensibles utilisées
Justification du recours à cette(ces) variable(s) sensible(s)
Variable nécessaire pour répondre aux objectifs de la recherche :
- Estimer l’association entre l’expression des différents récepteurs de neuropeptides et le grade histologique, la survie des patients (OS, PFS), le statut métastatique d’emblée au diagnostic.
Recours au numéro d'identification des professionnels de santé
Plateforme utilisée pour l'analyse des données
Acteurs finançant et participant à l'étude
Responsable(s) de traitement
Type de responsable de traitement 1
Responsable de traitement 1
Localisation du responsable de traitement 1
Représentant du responsable de traitement 1
Calendrier du projet
Base légale pour accéder aux données
Encadrement réglementaire
Durée de conservation aux fins du projet (en années)
18
Existence d'une prise de décision automatisée
Fondement juridique
Article 6 du RGPD (Licéité du traitement)
Article 9 du RGPD (Exception permettant de traiter des données de santé)
Transfert de données personnelles vers un pays hors UE
Droits des personnes
Information et recueil de l’accord des patients à participer : Environnent de l’EDS : Les usagers du CHU de Bordeaux bénéficient d’une information générale collective quant à la possibilité que les données les concernant soient utilisées à des fins d’étude, de recherche ou d’évaluation (campagne d’affichage dans les lieux d’accueil, diffusion dans les médias…). Pour ce projet spécifiquement les patients étant mineurs, une note d’information spécifique au projet est remise aux parents par le médecin qui les suit à l’Hôpital, leur non opposition est tracée dans DxCare. Sans opposition des parents sous un mois après la remise du document, les données pourront être exploitées pour le projet. Si des parents expriment une opposition, elle sera tracée dans DXCare et les données du patient sont automatiquement rendues inaccessibles dans l’environnement de l’EDS.
Par ailleurs, le projet saisi sur le portail de l’EDS alimente automatiquement le portail de transparence du CHU de Bordeaux, accessible par les usagers. En plus de l’information individuelle par finalité, ce portail de transparence permet aux usagers de contacter spécifiquement l’investigateur principal d’une étude, ou le DPO du CHU le cas échéant, permettant l’exercice des droits des usagers.
Le portail de transparence permet au patient de prendre connaissance des études menées, de la possibilité de poser des questions et d’exercer ses droits auprès du responsable scientifique de la recherche. Dans ce cas, le responsable scientifique transmet la demande au Responsable(s) de traitement(s). Le(s) Responsable(s) de traitement, en concertation avec le délégué à la protection des données du CHU de Bordeaux, répondra aux demandes du participant conformément à ses obligations légales et réglementaires.