Ré-irradiation du glioblastome, étude multicentrique dans l’Ouest : Angers, Nantes, Rennes, Brest
Objectif(s) de la recherche et intérêt pour la santé publique
Finalité de l'étude
Objectifs poursuivis
Domaines médicaux investigués
Bénéfices attendus
Les glioblastomes sont les tumeurs cérébrales primaires les plus fréquentes chez l'adulte(1). Environ 3 à 5 cas pour 100 000 personnes par an dans les populations occidentales(2). Les glioblastomes surviennent principalement chez les adultes, avec un pic de fréquence entre 55 et 70 ans (3). La survie médiane des patients atteints de glioblastome est d'environ 14 à 18 mois après le diagnostic, même avec le traitement standard selon le protocole STUPP(3). Le taux de survie à 5 ans est de l'ordre de 5 à 10 % des patients(4), ce qui souligne la gravité et la difficulté concernant le traitement de cette pathologie.
La prise en charge classique d’un glioblastome repose sur une approche multimodale combinant chirurgie, radiothérapie et chimiothérapie. Il est généralement admis de réaliser en premier lieu une chirurgie d’exérèse maximale de la tumeur bien que l'ablation complète soit souvent impossible à cause de l'infiltration diffuse du glioblastome dans le tissu cérébral. La radiothérapie est le traitement standard après la chirurgie, généralement administrée en concomitance avec de la chimiothérapie par témozolomide selon le protocole STUPP(3). Elle consiste à délivrer 60 gy répartie sur 30 séances.
Malgré cela, la récidive survient dans presque tous les cas après un traitement standard, souvent dans un délai de 6 à 12 mois après la fin du protocole(5). Plusieurs facteurs contribuent à la récidive rapide. Premièrement l’infiltration diffuse du glioblastome rendant difficile l’ablation complète par chirurgie(6), l’apparition de mécanisme de résistance à la radio-chimiothérapie notamment à travers des altérations génétiques mais aussi la mise en place de voies de réparation de l’ADN capables d’échapper à la mort cellulaire induite par les traitements(7).
La stratégie optimale de prise en charge au moment de la progression reste controversée. La réirradiation dans le glioblastome constitue une approche rationnelle pour obtenir un contrôle local de la tumeur, d’autant que plus de 85 % des récidives surviennent dans la zone précédemment irradiée(8), bien qu’il reste un sujet complexe sans recommandation standardisée universelle dans la littérature scientifique. Absence de consensus sur les critères de réirradiation (volume tumoral résiduel, localisation de la récidive, réponse au traitement initial, état clinique du patient), manque de données robustes et d’études randomisées (études disponibles de petite taille, rétrospectives, non randomisés), hétérogénéité des techniques d’irradiation (stéréotaxie, conformationnelle 3D, modulation d’intensité, dose totale et fractionnement), efficacité limitée et bénéfices marginaux(9), effets secondaires et toxicité cérébrale…
Des études rétrospectives(10) et les premières études prospectives(11) ont montré que la réirradiation est faisable et bien tolérée chez des patients sélectionnés, avec une survie globale médiane allant de 7 à 13 mois. Les recommandations ESTRO/EANO(12) sur la réirradiation des gliomes fournissent des lignes directrices standardisées concernant la sélection des patients, les contraintes de dose et la délimitation des volumes cibles. Les méta-analyses suggèrent une amélioration des résultats lorsque la réirradiation est combinée à des thérapies systémiques, telles que le bévacizumab(11) ou la lomustine(13). L’essai de phase III EORTC-2227-BTG (LEGATO)(13) fournira des données définitives sur le bénéfice en survie.
Ce projet de thèse de médecine s’inscrit dans le cadre d’une évaluation de l’intérêt de la ré irradiation dans la prise en charge du glioblastome en progression. Cette étude a pour but d’évaluer les potentiels bénéfices en termes de survie globale et survie sans progression ainsi que le profil de tolérance associés permettant d’apporter des arguments supplémentaires concernant la prise en charge optimale du glioblastome en progression afin de faire émerger un consensus scientifique.
Données utilisées
Catégories de données utilisées
Source de données utilisées
Autre(s) source(s) de donnée(s) mobilisée(s)
Appariement entre les sources de données mobilisées
Variables sensibles utilisées
Justification du recours à cette(ces) variable(s) sensible(s)
Les variables sensibles sont directement liées à la question de recherche et constituent des critères essentiels à l’analyse scientifique, pour caractériser la population étudiée et analyser les facteurs associés aux résultats de santé investigués. Aucune alternative fondée sur des données non sensibles ne permettrait d’atteindre les objectifs scientifiques poursuivis. La collecte est strictement limitée aux variables pertinentes et nécessaires, conformément au principe de minimisation des données et au cadre de la MR‑004.
Recours au numéro d'identification des professionnels de santé
Plateforme utilisée pour l'analyse des données
Acteurs finançant et participant à l'étude
Responsable(s) de traitement
Type de responsable de traitement 1
Responsable de traitement 1
Localisation du responsable de traitement 1
Représentant du responsable de traitement 1
Calendrier du projet
Base légale pour accéder aux données
Encadrement réglementaire
Durée de conservation aux fins du projet (en années)
2
Existence d'une prise de décision automatisée
Fondement juridique
Article 6 du RGPD (Licéité du traitement)
Article 9 du RGPD (Exception permettant de traiter des données de santé)
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