N° 33033753

Pronostic maternel et fœtal de la césarienne chez les patientes hospitalisées en soins critiques

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Objectif(s) de la recherche et intérêt pour la santé publique

Finalité de l'étude

Recherche, étude, évaluation

Objectifs poursuivis

Prise en charge des patients
Autre

Domaines médicaux investigués

Anesthésiologie-Réanimation
Gynécologie obstétrique

Bénéfices attendus

Les césariennes pratiquées en unité de soins critiques (USC) ou en dehors du bloc opératoire chez des femmes enceintes gravement malades constituent une situation clinique rare mais associée à un risque materno-fœtal élevé. Ces patientes sont admises en soins critiques en raison de pathologies maternelles sévères telles que les troubles hypertensifs de la grossesse, le choc hémorragique, l’insuffisance respiratoire aiguë, les infections graves ou les traumatismes majeurs. Ces situations sont bien décrites dans la littérature consacrée à la prise en charge des patientes obstétricales en réanimation, bien que les données spécifiques concernant la réalisation d’une césarienne dans ce contexte restent limitées (Crozier, 2017 ; Zieleskiewicz et al., 2016 ; Padilla & Shamshirsaz, 2022 ; Masterson et al., 2024). Dans certains cas extrêmes, un accouchement par césarienne en urgence est nécessaire afin de préserver la vie maternelle et/ou fœtale, et peut être réalisé directement en service de réanimation ou en dehors du bloc opératoire, y compris dans le lit de soins intensifs. Cette situation a été décrite notamment dans le cadre des collapsus maternels graves et des césariennes périmortem, en particulier chez des patientes victimes de traumatismes sévères ou de défaillances aiguës mettant en jeu le pronostic vital (Drukker et al., 2014 ; Larson et al., 2024 ; Pawar et al., 2023). Les femmes nécessitant une césarienne en dehors du bloc opératoire présentent fréquemment des comorbidités sévères et une défaillance multiviscérale imposant le recours à des thérapeutiques de suppléance d’organe, telles que la ventilation mécanique prolongée, le soutien vasopresseur, l’épuration extrarénale ou

l’oxygénation extracorporelle par membrane (ECMO). Ces situations sont décrites tant dans les cohortes de patientes obstétricales admises en réanimation que dans les séries spécifiques de patientes gravement traumatisées ou atteintes d’infections sévères, notamment dans le contexte de la pandémie de COVID-19 (Guntupalli et al., 2015 ; Padilla & Shamshirsaz, 2022 ; Iacovazzo et al., 2024 ; Baykara et al., 2024). Cette gravité maternelle est associée à un risque accru de complications, incluant les infections nosocomiales, les complications hémorragiques et une mortalité maternelle plus élevée que lors des accouchements réalisés dans un environnement obstétrical conventionnel, comme l’ont montré plusieurs études et revues consacrées aux admissions en soins critiques pendant la grossesse (Shapiro, 2006 ; Senanayake et al., 2013 ; Masterson et al., 2024). Par ailleurs, l’environnement hors bloc opératoire n’est pas spécifiquement conçu pour la réalisation d’actes chirurgicaux obstétricaux, ce qui peut complexifier la prise en charge périopératoire, notamment en termes d’asepsie, de coordination multidisciplinaire, de gestion hémodynamique et de prévention des complications thromboemboliques, comme illustré dans des rapports de cas et séries cliniques de césariennes réalisées en contexte de réanimation (Chang et al., 2022 ; Granovskiy et al., 2021). Les conséquences néonatales sont également préoccupantes. La prématurité iatrogène est fréquente dans ce contexte, en raison de la nécessité d’une extraction fœtale en urgence, et elle est associée à une augmentation des complications néonatales, telles que le syndrome de détresse respiratoire, l’asphyxie périnatale et les infections néonatales. De nombreux nouveau-nés nécessitent une réanimation immédiate et une admission en unité de soins intensifs néonatals (USIN), avec un pronostic dépendant principalement du terme gestationnel et de la stabilité hémodynamique maternelle au moment de

l’accouchement (Zieleskiewicz et al., 2016 ; Mengistu et al., 2020 ; Boettcher & Metz, 2023). Dans ce contexte, notre étude vise à identifier les facteurs de risque et les issues materno-fœtales associées aux césariennes réalisées en dehors du bloc opératoire chez les patients de soinscritiques. Alors que les données disponibles reposent essentiellement sur des séries monocentriques, des études observationnelles ou des cohortes spécifiques à certaines étiologies (traumatismes, infections sévères, COVID-19), une meilleure compréhension de ces déterminants pourrait permettre d’améliorer la prise en charge des patientes obstétricales graves, la prise de décision concernant le moment et les conditions de l’accouchement, ainsi que l’organisation des soins périnataux en situation critique (Masterson et al., 2024 ; Mengistu et al., 2020 ; Khoury et al., 2020). Cette amélioration des connaissances sur une situation clinique rare pourrait contribuer à l’élaboration de protocoles organisationnels, au développement de programmes de simulation, à la mise à disposition d’aides cognitives par les sociétés savantes, et, à terme, à l’élaboration de recommandations spécifiques. Il convient toutefois de souligner les limites inhérentes à ce type de registre, caractérisé par des événements rares, une longue période d’inclusion et une évolution importante des pratiques cliniques au cours du temps.

Données utilisées

Catégories de données utilisées

Informations relatives aux pathologies des personnes concernées

Source de données utilisées

Autre

Autre(s) source(s) de donnée(s) mobilisée(s)

Dossiers Médicaux

Appariement entre les sources de données mobilisées

  Non

Variables sensibles utilisées

Date de soins (JJ/MM/AAAA)
Date de décès (JJ/MM/AAAA)

Justification du recours à cette(ces) variable(s) sensible(s)

Utilisation uniquement pour répondre aux objectifs de l'étude

Recours au numéro d'identification des professionnels de santé

  Non

Plateforme utilisée pour l'analyse des données

Autre

Acteurs finançant et participant à l'étude

Responsable(s) de traitement

Type de responsable de traitement 1

Autre

Responsable de traitement 1

Société française d'anesthésie et de réanimation (SFAR)

6B Rue Jean Macé 75011 Paris 75011 Paris France

Localisation du responsable de traitement 1
  Dans l'UE
Représentant du responsable de traitement 1

Responsable(s) de mise en oeuvre non cités comme responsable de traitement

Responsable de mise en oeuvre non cité comme responsable de traitement 1

Société française d'anesthésie et de réanimation (SFAR)

6B Rue Jean Macé 75011 Paris 75011 Paris France

Calendrier du projet

Date de début : 15/09/2026 – Date de fin : 15/10/2027 Durée de l'étude : 13
Etape 1 : Dépôt du projet
06/08/2026

Base légale pour accéder aux données

Encadrement réglementaire

Méthodologie de référence 004

Destinataire(s) des données

Destinataire des données 1

Sociète Française d'Ansthésie et de Réanimation (SFAR)

6B Rue Jean Macé 75011 Paris 75011 Paris France

Durée de conservation aux fins du projet (en années)

2

Existence d'une prise de décision automatisée

  Non

Fondement juridique

Article 6 du RGPD (Licéité du traitement)

(1)(e) exécution d’une mission d’intérêt public

Article 9 du RGPD (Exception permettant de traiter des données de santé)

(2)(j) archives, recherche scientifique ou historique, ou statistiques

Transfert de données personnelles vers un pays hors UE

  Non

Droits des personnes

Les droits des personnes sont rappelés dans la lettre d'information remise à chaque participant. Cette Lettre liste tous les droits des personnes relatifs au traitement de leurs données personnelles. Il est également indiquer la procédure à suivre pour faire usage de ces droits. Il est indiqué la possibilité de solliciter l'investigateur qui prendra contact avec le responsable du traitement afin de lui faire part de la demande de la personne, de la possibilité de contacter directement la personne faisant fonction de DPO chez le responsable du traitement des données pour exercer leurs droits. De plus,
un lien vers le site de la CNIL est également ajouté afin de permettre aux personnes de joindre la CNIL si ils estiment que leur demande n'a pas été traité

Délégué à la protection des données

Société Française d’Anesthésie et de Réanimation

6B Rue Jean Macé 75011 Paris 75011 Paris France

traitement-des-donnees@sfar.org