Progrès auditifs à long terme chez les enfants implantés cochléaires unilatéralement avant 6 ans : comparaison entre implantation unilatérale persistante et bilatéralisation secondaire
Objectif(s) de la recherche et intérêt pour la santé publique
Finalité de l'étude
Objectifs poursuivis
Domaines médicaux investigués
Bénéfices attendus
Introduction
La surdité neurosensorielle bilatérale profonde de l’enfant représente une urgence diagnostique et thérapeutique en otologie pédiatrique, en raison de ses répercussions majeures sur le développement auditif, langagier, cognitif et psycho-social. Depuis les années 1990, l’implant cochléaire (IC) constitue la référence dans la prise en charge de ces surdités sévères à profondes, avec des résultats probants en termes d'accès au langage oral, de scolarisation en milieu ordinaire et d’intégration sociale, en particulier lorsque l’implantation est réalisée de manière précoce (avant 2 à 3 ans) (Sharma et al., 2002 ; Nicholas & Geers, 2006).
L’implantation cochléaire unilatérale a longtemps été le standard, notamment pour des raisons économiques, éthiques ou logistiques. Toutefois, l'émergence de données sur les bénéfices de la stimulation binaurale – en termes de localisation sonore, de perception dans le bruit et de réduction de l’effort d’écoute – a conduit à une évolution vers la bilatéralisation, simultanée ou différée, chez l’enfant (Litovsky et al., 2009 ; Gordon et al., 2013). Cette transition est soutenue par la notion de plasticité cérébrale auditive, qui souligne l’importance de stimuler précocement et symétriquement les voies auditives centrales pour en optimiser la maturation (Kral et al., 2016).
Malgré tout, de nombreux enfants implantés unilatéralement avant l’âge de 6 ans, notamment dans les cohortes les plus anciennes, n’ont pas bénéficié d’une bilatéralisation. D'autres, dans un second temps, ont reçu un second implant après plusieurs années de stimulation unilatérale. Ce décalage temporel soulève une problématique encore insuffisamment explorée dans la littérature : quels sont les bénéfices réels d’une bilatéralisation secondaire sur le plan auditif et fonctionnel, à long terme, par rapport à une implantation unilatérale persistante ? Si certaines études suggèrent que le cerveau reste partiellement réceptif à une seconde stimulation après plusieurs années (Sarant et al., 2014 ; Sparreboom et al., 2010), d’autres soulignent une possible domination corticale de l’oreille implantée en premier, réduisant l’impact du second implant (Kral et Sharma, 2012).
Objectif principal
Évaluer et comparer les performances auditives par le PBK à 10 ans chez des enfants implantés cochléaires unilatéralement avant l’âge de 6 ans, en fonction de la stratégie de prise en charge adoptée : implantation unilatérale persistante versus bilatéralisation secondaire vs prothèse controlatérale
Objectif(s) secondaire(s)
Evaluer et comparer les performances auditives par le MBAA dans le bruit à 10 ans chez des enfants implantés cochléaires unilatéralement avant l'âge de 6 ans en fonction de la prise en charge adoptée : implantation unilatérale persistante vs bilatéralisation secondaire vs prothèse controlatérale
Évaluer l’influence du port prolongé d’une prothèse auditive controlatérale chez les enfants implantés unilatéralement sur les performances auditives à long terme, en comparaison avec ceux n’ayant pas été appareillés de l’oreille controlatérale
Analyser les trajectoires linguistiques des enfants implantés (langage oral exclusif, bimodalité [oral + LSF], ou LSF exclusive)
Explorer l’effet du délai entre la première et la deuxième implantation cochléaire (dans les cas bilatéralisés secondairement) sur les bénéfices auditifs mesurés à long terme
Données utilisées
Catégories de données utilisées
Source de données utilisées
Autre(s) source(s) de donnée(s) mobilisée(s)
Appariement entre les sources de données mobilisées
Variables sensibles utilisées
Justification du recours à cette(ces) variable(s) sensible(s)
Sélection des patients pré verbaux lors de la première implantation (avant 6 ans)
Recours au numéro d'identification des professionnels de santé
Plateforme utilisée pour l'analyse des données
Acteurs finançant et participant à l'étude
Responsable(s) de traitement
Type de responsable de traitement 1
Responsable de traitement 1
Localisation du responsable de traitement 1
Représentant du responsable de traitement 1
Responsable(s) de mise en oeuvre non cités comme responsable de traitement
Responsable de mise en oeuvre non cité comme responsable de traitement 1
Calendrier du projet
Base légale pour accéder aux données
Encadrement réglementaire
Durée de conservation aux fins du projet (en années)
2
Existence d'une prise de décision automatisée
Fondement juridique
Article 6 du RGPD (Licéité du traitement)
Article 9 du RGPD (Exception permettant de traiter des données de santé)
Transfert de données personnelles vers un pays hors UE
Droits des personnes
une note d’information individuelle sur la recherche est transmise aux personnes concernées. Cette information est en conformité avec les articles 15 à 20 du RGPD