N° 32871158

ONCOHDMTX_Développement d’un modèle pharmacocinétique de population et étude des relations PK/PD du méthotrexate à haute dose en population pédiatrique.

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Objectif(s) de la recherche et intérêt pour la santé publique

Finalité de l'étude

Recherche, étude, évaluation

Objectifs poursuivis

Prévention et traitement
Prise en charge des patients

Domaines médicaux investigués

Maladies infectieuses

Bénéfices attendus

Le méthotrexate est un antimétabolite et un immunosuppresseur largement utilisé en thérapeutique. À de faibles doses (allant de 7,5 à 15 mg par voie hebdomadaire), il constitue un traitement de référence dans la prise en charge de pathologies inflammatoires chroniques telles que la polyarthrite rhumatoïde, le psoriasis ou le rhumatisme psoriasique. En revanche, pour des pathologies oncologiques plus lourdes comme la leucémie aiguë lymphoblastique (LAL), les lymphomes ou l’ostéosarcome, les doses administrées sont considérablement plus élevées et adaptées à la surface corporelle du patient. Le méthotrexate à haute dose (HDMTX), défini par une posologie supérieure à 500 mg/m², est ainsi un pilier des protocoles de chimiothérapie chez l'adulte et l'enfant.

Au niveau cellulaire, le méthotrexate pénètre dans les cellules via le transporteur des folates réduits (RFC) où il subit une polyglutamation. Sous cette forme active, il inhibe de manière compétitive et réversible la dihydrofolate réductase (DHFR), bloquant ainsi la conversion du dihydrofolate (FH_2) en tétrahydrofolate (FH_4). Privée de FH_4, la cellule ne peut plus assurer la synthèse de novo des purines et de la thymidine, ce qui interrompt la synthèse d'ADN, d'ARN et de protéines, conduisant à la mort des cellules à division rapide.

Cependant, l'utilisation du HDMTX (high dose methotrexate) reste indissociable d'un risque de toxicité majeure. Le risque principal concerne la survenue d'une insuffisance rénale aiguë (IRA) par néphropathie cristalline, provoquée par la précipitation du médicament et de ses métabolites dans les tubules rénaux.
Cette atteinte rénale induit une diminution de la clairance de la molécule, entraînant une élimination retardée et une accumulation systémique de concentrations toxiques. Ce phénomène majore secondairement le risque d'effets indésirables sévères, tels qu’une myélosuppression, des mucites profondes, ou des toxicités cutanées et hépatiques.

Conformément aux alertes de l'ANSM et au Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP) du méthotrexate, la solubilité du méthotrexate étant hautement dépendante du pH urinaire, le risque de précipitation s'accroît significativement en milieu acide et en cas de déshydratation. C'est pourquoi des mesures de prévention strictes et obligatoires sont systématiquement instaurées lors de chaque cure : elles reposent sur une hyperhydratation combinée à une alcalinisation des urines visant un pH urinaire strictement supérieur à 7 avant et pendant toute la durée de la perfusion.
De plus, un sauvetage séquentiel par acide folinique (Leucovorin®) est systématiquement initié afin de lever le blocage de la DHFR dans les cellules saines par mécanisme de compétition.
Enfin, dans les situations critiques d'intoxication sévère avec élimination retardée documentée, le recours à la glucarpidase (Voraxaze®) peut être envisagé pour inactiver rapidement le méthotrexate circulant.

Dans ce contexte, ce travail a pour objectif de développer un modèle pharmacocinétique de population (PopPK) à partir des données de jeunes patients pris en charge au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Montpellier et traités par HDMTX entre 2013 et 2025.
Au cours de ces cures, des suivis thérapeutiques pharmacologiques (mesures de la méthotrexatémie) sont systématiquement réalisés afin de surveiller la cinétique d’élimination.

Les données cliniques et biologiques seront recueillies sur un fichier Excel, puis traitées avec le logiciel Monolix selon une approche de modélisation non linéaire à effets mixtes. Ce modèle vise à caractériser précisément la variabilité interindividuelle de l’exposition au sein de cette population pédiatrique. À terme, ce travail permettra de prédire les concentrations plasmatiques afin de mieux anticiper l'efficacité thérapeutique et les risques de toxicité, contribuant ainsi à une adaptation posologique individualisée et plus précise en pratique clinique.
L'objectif de l'étude est de construire et de valider un modèle pharmacocinétique de population spécifique des patients sous méthotrexate à haute dose, pris en charge en Oncologie pédiatrique au CHU de Montpellier.

Données utilisées

Catégories de données utilisées

Informations relatives aux bénéficiaires de soins et de prestations médico-sociales
Informations relatives à la prise en charge sanitaire, médico-sociale et financière associées à chaque bénéficiaire
Informations relatives aux pathologies des personnes concernées
Informations recueillies à l'occasion d'activités de prévention, de diagnostic, de soins ou de suivi social et médico-social

Source de données utilisées

Autre

Autre(s) source(s) de donnée(s) mobilisée(s)

Dossiers Médicaux

Appariement entre les sources de données mobilisées

  Non

Variables sensibles utilisées

Année et mois de naissance
Date de soins (JJ/MM/AAAA)
Date de décès (JJ/MM/AAAA)

Justification du recours à cette(ces) variable(s) sensible(s)

Ces dates ne seront utilisées que pour mesurer des délais.

Recours au numéro d'identification des professionnels de santé

  Non

Plateforme utilisée pour l'analyse des données

Autre

Acteurs finançant et participant à l'étude

Responsable(s) de traitement

Type de responsable de traitement 1

Etablissement public de santé (dont fédération)

Responsable de traitement 1

CHU DE MONTPELLIER

Avenue du Doyen Gaston Giraud 34295 Montpellier 34000 Montpellier France

Localisation du responsable de traitement 1
  Dans l'UE
Représentant du responsable de traitement 1

Responsable(s) de mise en oeuvre non cités comme responsable de traitement

Responsable de mise en oeuvre non cité comme responsable de traitement 1

CHU DE MONTPELLIER

Calendrier du projet

Date de début : 01/09/2026 – Date de fin : 01/03/2026 Durée de l'étude : 6
Etape 1 : Dépôt du projet
28/07/2026

Base légale pour accéder aux données

Encadrement réglementaire

Méthodologie de référence 004

Durée de conservation aux fins du projet (en années)

2

Existence d'une prise de décision automatisée

  Non

Fondement juridique

Article 6 du RGPD (Licéité du traitement)

(1)(e) exécution d’une mission d’intérêt public

Article 9 du RGPD (Exception permettant de traiter des données de santé)

(2)(i) intérêt public dans le domaine de la santé publique

Transfert de données personnelles vers un pays hors UE

  Non

Droits des personnes

une note d’information individuelle sur la recherche est transmise aux personnes concernées. Cette information est en conformité avec les articles 15 à 20 du RGPD

Délégué à la protection des données

CHU DE MONTPELLIER

Avenue du Doyen Gaston Giraud 34295 Montpellier 34000 MONTPELLIER France

dpo@chu-montpellier.fr