N° 31740287

Insuffisance rénale aiguë – Épidémiologie chez les patients en soins intensifs

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Objectif(s) de la recherche et intérêt pour la santé publique

Finalité de l'étude

Recherche, étude, évaluation

Objectifs poursuivis

Autre

Domaines médicaux investigués

Anesthésiologie-Réanimation

Bénéfices attendus

L'insuffisance rénale aiguë (IRA) est une complication fréquente chez les patients gravement malades admis en unité de soins intensifs (USI). Dans de vastes études épidémiologiques, le taux d'apparition de l'IRA au cours des 5 ou 7 premiers jours suivant l'admission en USI variait entre 40 et 60 %. Chez les patients ayant subi une intervention chirurgicale majeure, une incidence plus faible mais néanmoins significative de l'IRA a été observée (20 %). Il convient de noter que ces études incluaient également des patients moins gravement atteints (pas dans un état critique) et pris en charge dans un service de soins critiques, ce qui peut conduire à une sous-estimation de la charge globale de l’IRA. Dans toutes les cohortes, l’IRA modérée à sévère (≥ stade 2) était associée à des résultats moins favorables après ajustement pour d’autres facteurs de risque majeurs. Ces incidences rapportées et cette association avec les résultats étaient très hétérogènes d’un centre à l’autre. En particulier, la situation géographique et le statut socio-économique du pays semblaient jouer un rôle majeur. Les études FINNAKI, SEA-AKI et AKI-EPI, bien que d’une importance majeure dans ce domaine, présentent des limites. Premièrement, les données ont été recueillies il y a plus de dix ans. Au cours de cette période, de nombreux changements ont eu lieu dans la pratique concernant la prise en charge de l’IRA. Par exemple, l’importance de l’application du protocole de soins KDIGO a été démontrée dans certaines populations. De même, l’absence de bénéfice d’une initiation précoce de la thérapie de remplacement rénal (TRR) a été mise en évidence dans de vastes essais multicentriques. Le nombre de patients âgés admis à l’hôpital et pour lesquels des procédures invasives sont proposées augmente avec le temps. Dans l’ensemble, ces éléments sont susceptibles d’avoir modifié l’incidence et les résultats de l’IRA chez les patients en état critique. Deuxièmement, il a récemment été proposé d’intégrer des biomarqueurs de lésions rénales dans la définition de l’IRA. L’utilisation de ces biomarqueurs est également susceptible d’avoir modifié notre capacité à évaluer les lésions rénales et à appliquer des mesures de protection. Troisièmement, aucune des études FINNAKI, SEA-AKI ou AKI-EPI n’a évalué l’impact de la durée (ou de l’ampleur) de l’IRA sur les résultats à 90 jours après l’admission en soins intensifs (la référence actuelle pour définir la maladie rénale chronique). Quatrièmement, ces études n’avaient pas non plus pour objectif de décrire l’utilisation et la pratique de la thérapie de remplacement rénal aigu (TRR) en milieu de soins intensifs en cas d’IRA. Enfin, dans ces études, les pays à revenu faible et intermédiaire étaient sous-représentés. Il existe donc de solides arguments en faveur d’un aperçu mondial actualisé de l’épidémiologie de l’IRA chez les patients gravement malades. En conséquence, nous avons conçu l’étude AKI-EPI 2, une étude observationnelle multicentrique internationale.

Les références des différentes publications sont disponibles dans le protocole de l’étude

Les centres en France participent uniquement à la partie rétrospective

Données utilisées

Catégories de données utilisées

Informations relatives aux pathologies des personnes concernées

Source de données utilisées

Autre

Autre(s) source(s) de donnée(s) mobilisée(s)

Dossiers Médicaux

Appariement entre les sources de données mobilisées

  Non

Variables sensibles utilisées

Date de soins (JJ/MM/AAAA)
Date de décès (JJ/MM/AAAA)

Justification du recours à cette(ces) variable(s) sensible(s)

Seules les informations permettant de répondre aux objectifs de l'étude seront
recueillies. Elle servirons aux analyses statistiques

Recours au numéro d'identification des professionnels de santé

  Non

Plateforme utilisée pour l'analyse des données

Autre

Acteurs finançant et participant à l'étude

Responsable(s) de traitement

Type de responsable de traitement 1

Etablissement public de santé (dont fédération)

Responsable de traitement 1

Ghent University Hospital

C. Heymanslaan 10, Ghent 9000 Belgique 9000 Ghent Belgique

Localisation du responsable de traitement 1
  Dans l'UE
Représentant du responsable de traitement 1

Calendrier du projet

Date de début : 22/06/2026 – Date de fin : 31/12/2026 Durée de l'étude : 10
Etape 1 : Dépôt du projet
04/06/2026

Base légale pour accéder aux données

Encadrement réglementaire

Méthodologie de référence 004

Destinataire(s) des données

Destinataire des données 1

Ghent University Hospital

C. Heymanslaan 10, Ghent 9000 Belgique 9000 Ghent Belgique

Durée de conservation aux fins du projet (en années)

2

Existence d'une prise de décision automatisée

  Non

Fondement juridique

Article 6 du RGPD (Licéité du traitement)

(1)(e) exécution d’une mission d’intérêt public

Article 9 du RGPD (Exception permettant de traiter des données de santé)

(2)(a) consentement spécifique, éclairé et univoque

Transfert de données personnelles vers un pays hors UE

  Non

Droits des personnes

Une lettre d'information est remise à chaque participant avec vérification de sa non opposition à participer à cette recherche. La Lettre d'information explique le projet avec ses objectifs et détaille les droits des patients relatifs notamment à leurs données personnelles

Délégué à la protection des données

Ghent University Hospital

C. Heymanslaan 10, Ghent 9000 Belgique 9000 Ghent Belgique

dpo@uzgent.be