Insuffisance rénale aiguë – Épidémiologie chez les patients en soins intensifs
Objectif(s) de la recherche et intérêt pour la santé publique
Finalité de l'étude
Objectifs poursuivis
Domaines médicaux investigués
Bénéfices attendus
L'insuffisance rénale aiguë (IRA) est une complication fréquente chez les patients gravement malades admis en unité de soins intensifs (USI). Dans de vastes études épidémiologiques, le taux d'apparition de l'IRA au cours des 5 ou 7 premiers jours suivant l'admission en USI variait entre 40 et 60 %. Chez les patients ayant subi une intervention chirurgicale majeure, une incidence plus faible mais néanmoins significative de l'IRA a été observée (20 %). Il convient de noter que ces études incluaient également des patients moins gravement atteints (pas dans un état critique) et pris en charge dans un service de soins critiques, ce qui peut conduire à une sous-estimation de la charge globale de l’IRA. Dans toutes les cohortes, l’IRA modérée à sévère (≥ stade 2) était associée à des résultats moins favorables après ajustement pour d’autres facteurs de risque majeurs. Ces incidences rapportées et cette association avec les résultats étaient très hétérogènes d’un centre à l’autre. En particulier, la situation géographique et le statut socio-économique du pays semblaient jouer un rôle majeur. Les études FINNAKI, SEA-AKI et AKI-EPI, bien que d’une importance majeure dans ce domaine, présentent des limites. Premièrement, les données ont été recueillies il y a plus de dix ans. Au cours de cette période, de nombreux changements ont eu lieu dans la pratique concernant la prise en charge de l’IRA. Par exemple, l’importance de l’application du protocole de soins KDIGO a été démontrée dans certaines populations. De même, l’absence de bénéfice d’une initiation précoce de la thérapie de remplacement rénal (TRR) a été mise en évidence dans de vastes essais multicentriques. Le nombre de patients âgés admis à l’hôpital et pour lesquels des procédures invasives sont proposées augmente avec le temps. Dans l’ensemble, ces éléments sont susceptibles d’avoir modifié l’incidence et les résultats de l’IRA chez les patients en état critique. Deuxièmement, il a récemment été proposé d’intégrer des biomarqueurs de lésions rénales dans la définition de l’IRA. L’utilisation de ces biomarqueurs est également susceptible d’avoir modifié notre capacité à évaluer les lésions rénales et à appliquer des mesures de protection. Troisièmement, aucune des études FINNAKI, SEA-AKI ou AKI-EPI n’a évalué l’impact de la durée (ou de l’ampleur) de l’IRA sur les résultats à 90 jours après l’admission en soins intensifs (la référence actuelle pour définir la maladie rénale chronique). Quatrièmement, ces études n’avaient pas non plus pour objectif de décrire l’utilisation et la pratique de la thérapie de remplacement rénal aigu (TRR) en milieu de soins intensifs en cas d’IRA. Enfin, dans ces études, les pays à revenu faible et intermédiaire étaient sous-représentés. Il existe donc de solides arguments en faveur d’un aperçu mondial actualisé de l’épidémiologie de l’IRA chez les patients gravement malades. En conséquence, nous avons conçu l’étude AKI-EPI 2, une étude observationnelle multicentrique internationale.
Les références des différentes publications sont disponibles dans le protocole de l’étude
Les centres en France participent uniquement à la partie rétrospective
Données utilisées
Catégories de données utilisées
Source de données utilisées
Autre(s) source(s) de donnée(s) mobilisée(s)
Appariement entre les sources de données mobilisées
Variables sensibles utilisées
Justification du recours à cette(ces) variable(s) sensible(s)
Seules les informations permettant de répondre aux objectifs de l'étude seront
recueillies. Elle servirons aux analyses statistiques
Recours au numéro d'identification des professionnels de santé
Plateforme utilisée pour l'analyse des données
Acteurs finançant et participant à l'étude
Responsable(s) de traitement
Type de responsable de traitement 1
Responsable de traitement 1
Localisation du responsable de traitement 1
Représentant du responsable de traitement 1
Calendrier du projet
Base légale pour accéder aux données
Encadrement réglementaire
Durée de conservation aux fins du projet (en années)
2
Existence d'une prise de décision automatisée
Fondement juridique
Article 6 du RGPD (Licéité du traitement)
Article 9 du RGPD (Exception permettant de traiter des données de santé)
Transfert de données personnelles vers un pays hors UE
Droits des personnes
Une lettre d'information est remise à chaque participant avec vérification de sa non opposition à participer à cette recherche. La Lettre d'information explique le projet avec ses objectifs et détaille les droits des patients relatifs notamment à leurs données personnelles