Evolution des tubulopathies induites par ifosfamide et sels de platines chez l’enfant traité pour tumeur solide (TIPS)
Objectif(s) de la recherche et intérêt pour la santé publique
Finalité de l'étude
Objectifs poursuivis
Domaines médicaux investigués
Bénéfices attendus
Introduction
Les progrès thérapeutiques en oncologie pédiatrique ont permis d’atteindre des taux de survie dépassant 80 % pour de nombreuses tumeurs solides de l’enfant. Cette amélioration du pronostic s’accompagne toutefois d’une augmentation des complications à long terme liées aux traitements, parmi lesquelles les atteintes rénales occupent une place importante. L’ifosfamide et les sels de platine (cisplatine, carboplatine) constituent des agents majeurs des protocoles thérapeutiques validés au niveau national et international pour des pathologies telles que l’ostéosarcome, le sarcome d’Ewing, le rhabdomyosarcome ou le neuroblastome (1) (2). Leur efficacité oncologique est établie, mais leur potentiel néphrotoxique est bien documenté, touchant à la fois les compartiments glomérulaire et tubulaire (Skinner, 2018 ; Schofield et al., 2024).
La néphrotoxicité tubulaire après chimiothérapie chez l’enfant a une incidence estimée à 20-25% après traitement par ifosfamide (3), 10-30% après cisplatine (3). Ces tubulopathies peuvent se manifester par des pertes électrolytiques, une acidose métabolique ou une protéinurie de bas poids moléculaire, et peuvent persister plusieurs années après la fin du traitement (4). Les cohortes de survivants du cancer pédiatrique ont par ailleurs montré un risque accru de maladie rénale chronique, voire d’insuffisance rénale terminale, comparativement à la population générale (5). Néanmoins, l’évolution longitudinale des tubulopathies post-chimiothérapie et leur lien temporel avec le développement ultérieur d’une MRC restent insuffisamment caractérisés chez l’enfant.
Objectif principal
Etudier l’évolution des tubulopathies après traitement par ifosfamide ou sels de platine dans l’enfance.
Objectif secondaire
Etudier les facteurs de risque associés à l’évolution et la sévérité de ces tubulopathies, ainsi que le lien évolutif entre tubulopathie et développement de maladie rénale chronique.
Données utilisées
Catégories de données utilisées
Source de données utilisées
Autre(s) source(s) de donnée(s) mobilisée(s)
Appariement entre les sources de données mobilisées
Variables sensibles utilisées
Justification du recours à cette(ces) variable(s) sensible(s)
Déterminer l’âge au moment du traitement et du suivi dans le cadre de l’étude des facteurs de risque d’apparition et de persistance des tubulopathies
Recours au numéro d'identification des professionnels de santé
Plateforme utilisée pour l'analyse des données
Acteurs finançant et participant à l'étude
Responsable(s) de traitement
Type de responsable de traitement 1
Responsable de traitement 1
Localisation du responsable de traitement 1
Représentant du responsable de traitement 1
Responsable(s) de mise en oeuvre non cités comme responsable de traitement
Responsable de mise en oeuvre non cité comme responsable de traitement 1
Calendrier du projet
Base légale pour accéder aux données
Encadrement réglementaire
Durée de conservation aux fins du projet (en années)
2
Existence d'une prise de décision automatisée
Fondement juridique
Article 6 du RGPD (Licéité du traitement)
Article 9 du RGPD (Exception permettant de traiter des données de santé)
Transfert de données personnelles vers un pays hors UE
Droits des personnes
une note d’information individuelle sur la recherche est transmise aux personnes concernées. Cette information est en conformité avec les articles 15 à 20 du RGPD