N° 32161675

Évaluation des traitements en vie réelle : Enquête auprès des patients atteints de maladies rares et de leurs proches

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Objectif(s) de la recherche et intérêt pour la santé publique

Finalité de l'étude

Information sur la santé ainsi que sur l'offre de soins

Objectifs poursuivis

Prévention et traitement
Politiques publiques de santé

Domaines médicaux investigués

Déficiences et handicaps
Maladies rares

Bénéfices attendus

Les maladies rares désignent des affections touchant un nombre restreint de personnes, ce qui nécessite une prise en charge médicale spécifique et souvent multidisciplinaire. On en recense plus de 7 000, dont environ 80 % sont d’origine génétique. Ces maladies sont généralement sévères, chroniques et évolutives, et peuvent affecter considérablement la qualité de vie des personnes malades.
En raison du faible nombre de patients, la réalisation d'essais cliniques d'envergure est complexe dans le domaine des maladies rares. Pour pallier ces impasses thérapeutiques, les médecins ont massivement recours à des prescriptions hors AMM (généralement non remboursées) ou à des dispositifs d'accès dérogatoires (pris en charge par la CPAM).
Pour encadrer ces pratiques, le 3e Plan National Maladies Rares (PNMR3) a créé des Observatoires des traitements au sein de chaque filière de santé. Leurs missions sont de recenser les prescriptions hors AMM, d'identifier les freins à l'accès aux soins et de suivre les cohortes de patients.
Ces observatoires, à l'image de celui de la filière AnDDI-Rares pour les anomalies du développement, collectent des données en vie réelle (via des questionnaires sur la population traitée et sa prise en charge). L'objectif final est de fournir des preuves scientifiques à l'ANSM pour formaliser des Cadres de Prescription Compassionnelle (CPC), sécurisant ainsi le remboursement et l'accès aux traitements essentiels pour les patients.
La collecte de données en vie réelle par les observatoires des maladies rares (comme AnDDI-RAres) est reconnue d'intérêt public pour quatre raisons majeures :
Équité des soins : Rompre l'isolement des patients en impasse thérapeutique et leur garantir un accès égal aux traitements, malgré la rareté de leur maladie.
Sécurisation médicale : Transformer des prescriptions "hors AMM" artisanales et non remboursées en un cadre légal, sécurisé et pris en charge (le CPC).
Progrès scientifique : Pallier l'impossible réalisation d'essais cliniques classiques en produisant des connaissances scientifiques alternatives grâce au terrain.
Légitimité juridique (RGPD) : Autoriser légalement le partage et l'analyse des données de santé pour le bien commun et la sécurité sanitaire.

Objectifs :
Recueil de données en vie réelle de la prescription de médicaments hors-AMM (hors autorisation de mise sur le marché)
Chaque pathologie sera considérée comme un sous projet.

Population :
Les enquêtes participatives seront destinées aux patients et leurs apparentés atteints d’une maladie rare d’origine génétique volontaires pour les remplir.

Les patients et/ ou leurs proches et/ou leur représentant légal seront informés du traitement des données collectées via une notice d’information spécifique à chaque enquête.

Données utilisées

Catégories de données utilisées

Informations relatives aux pathologies des personnes concernées
Informations médico-sociales relatives à la situation des personnes en situation de handicap
Autre

Autre(s) catégorie(s) de donnée(s) utilisée(s)

1) Code pseudonymisé du participant 2) Mois et année de naissance 3) Diagnostic clinique : syndrome ou pathologie 4) Données thérapeutiques : traitements reçus et modalités de prise en charge 5) Données évolutives : évolution clinique au cours du suivi

Source de données utilisées

Autre

Autre(s) source(s) de donnée(s) mobilisée(s)

Autre(s)

Appariement entre les sources de données mobilisées

  Non

Variables sensibles utilisées

Année et mois de naissance

Justification du recours à cette(ces) variable(s) sensible(s)

Nécessité de connaitre l’âge des patients pour différencier les usages des molécules en fonction de la classe pédiatrique ou adulte corrélés aux modalités de remboursement.

Recours au numéro d'identification des professionnels de santé

  Non

Plateforme utilisée pour l'analyse des données

Autre

Acteurs finançant et participant à l'étude

Responsable(s) de traitement

Type de responsable de traitement 1

Etablissement public de santé (dont fédération)

Responsable de traitement 1

CHU Dijon Bourgogne

2 Boulevard maréchal de Lattre de Tassigny 21000 Dijon 21000 Dijon France

Localisation du responsable de traitement 1
  Dans l'UE
Représentant du responsable de traitement 1
Mr Freddy SERVEAUX - Directeur Général

Calendrier du projet

Date de début : 01/07/2026 – Date de fin : 01/07/2041 Durée de l'étude : 180
Etape 1 : Dépôt du projet
24/06/2026

Base légale pour accéder aux données

Encadrement réglementaire

Méthodologie de référence 004

Durée de conservation aux fins du projet (en années)

17

Existence d'une prise de décision automatisée

  Non

Fondement juridique

Article 6 du RGPD (Licéité du traitement)

(1)(e) exécution d’une mission d’intérêt public

Article 9 du RGPD (Exception permettant de traiter des données de santé)

(2)(i) intérêt public dans le domaine de la santé publique

Transfert de données personnelles vers un pays hors UE

  Non

Droits des personnes

Les droits des patients prévus aux articles 15 à 20 du RGPD (droit d'accès, rectification, effacement, limitation, droit à la portabilité) ainsi que les modalités d’exercice sont rappelées dans la lettre d’information envoyée aux patients en même temps que l’enquête. Cette lettre sera également disponible sur le portail de transparence du CHU de Dijon

Délégué à la protection des données

CHU Dijon Bourgogne

2 Boulevard maréchal de Lattre de Tassigny 21000 Dijon 21000 Dijon France

dpo@ght21-52.fr