N° 32927528

Evaluation de la faisabilité d'un protocole d'adaptation des diurétiques, se basant sur le ionogramme urinaire, chez les patients en insuffisance cardiaque aigüe, issue des recommandation ESC de 2021 sur l'insuffisance cardiaque (ADIRI2)

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Objectif(s) de la recherche et intérêt pour la santé publique

Finalité de l'étude

Recherche, étude, évaluation

Objectifs poursuivis

Prévention et traitement
Prise en charge des patients

Domaines médicaux investigués

Cardiologie

Bénéfices attendus

Introduction

L'insuffisance cardiaque aigue est un véritable problème de santé publique avec plus de 180 000 adultes hospitalisés par an en France et un taux de mortalité autour de 34% par an selon les derniers registres de santé publique France.
La prise en charge d’une insuffisance cardiaque aigüe repose principalement sur les diurétiques, et plus particulièrement les diurétiques de l’anse. Néanmoins, il existe peu de recommandation sur le profil d’utilisation, les doses ou l’association de co-diurétiques. Cela peut engendrer une décongestion insuffisante : 11-18% des patients présentent des signes congestifs à 72 heures dans l’essai DOSE(1) et, dans le registre ADHERE(2), 30% des patients sont sortis de l'hôpital avec une persistance de signe congestif. A l'inverse une décongestion trop importante peut conduire à une insuffisance rénale aigue fonctionnelle ou des troubles hydroélectriques sévères. Dans les deux situations, cela entraîne une augmentation de la mortalité et des hospitalisations.
Plusieurs études se sont penchées sur des stratégies pour définir la dose et la voie d’administration des diurétiques de l’anse.
Une étude prospective (3) a montré que la natriurèse dosée 6h après l'injection d'un diurétique de l'anse en IV, permettait un reflet précoce de la diurèse à 24h, et mis en évidence une mortalité à 6 mois significativement supérieur chez les patients avec une natriurèse abaissée < 89 mmol/L par rapport aux patients avec une natriurèse > 89 mmol/L.
De plus, les patients traités par diurétique de l'anse au long cours présentent des phénomènes de résistance aux diurétiques lié à la réabsorption de sodium dans le tubule contourné distal. L’utilisation de diurétiques avec un mécanisme d’action différent que les diurétiques de l’anse, permet en agissant sur d’autres récepteurs des tubules contournés rénaux, de diminuer la réabsorption de sodium à ces niveaux.
Dans ADVOR(4) et CLOROTIC(5), l’utilisation de co-diurétiques (diurétiques à mécanisme d’action différent que les diurétiques de l’anse), respectivement l’acétazolamide et l’hydrochlorothiazide, montrait une diurèse significativement plus importante chez les patients traités par l’association de diurétiques que chez ceux traités par furosemide seul.
Selon les recommandations de l’ESC de 2021(6) illustrées dans la figure 13[ p 3654] en se basant sur la natriurèse et la diurèse horaire à 2 heures de l’injection du diurétique, il est possible d’adapter les doses de diurétiques de manière précoce et plus précise, en vue d’obtenir une diurèse sur 24 heures adaptée. L’objectif est de diminuer la survenue d'effets indésirables, rénaux et ioniques notamment. Il en découle une diminution de la mortalité, de la durée de séjour hospitalier et des ré-hospitalisations.
Plusieurs études randomisées telles que PUSH-HF(7), ENACT-HF(8) et EASY-HF(9) ont évalué le protocole des recommandations ESC 2021. Elles ont toutes montré une diurèse sur 24h et une natriurèse significativement plus importante, en utilisant le protocole par rapport à une titration standard, sans différence significative concernant la survenue d'évènements indésirables.
Au début de l’année 2025 un consensus d’expert de l’ESC(10) a apporté des précisions concernant le protocole issu des recommandation ESC de 2021, notamment sur le seuil de natriurèse et sur l’utilisation de codiurétiques de manière précoce.
Pour rappel la société française de cardiologie « soutient et endosse pleinement les recommandations de l’European Society of Cardiology (ESC) », les recommandations de la société européenne de cardiologie sont applicables en France.
Ce protocole(6) illustré dans la figure 13[ p 3654] a été appliqué depuis quelques mois aux soins intensifs de cardiologie du CHU de Montpellier.
L’objectif de cette thèse serait de voir si pour les patients hospitalisés aux soins intensifs de cardiologie ,présentant une insuffisance cardiaque aigue, le protocole a été appliqué et respecté.

Objectif principal
Evaluer la faisabilité d’un protocole visant à adapter le traitement diurétique des personnes avec insuffisance cardiaque aigüe en se basant sur la natriurèse à 2h du début du traitement IV.
La faisabilité serait évaluée par le respect du protocole, c’est à dire :
Ionogramme sanguin réalisé dans les 2H (+/-1h) du début du traitement diurétique IV et diurèse horaire ET adaptation du traitement diurétique si besoin

Objectif(s) secondaire(s)
Evaluer si l’application de ce protocole, via une comparaison avant-après, a un effet sur :
-La mortalité hospitalière
-La durée d’hospitalisation
-Les réhospitalisations pour insuffisance cardiaque (1 mois et 6 mois)
-Les effets indésirables liés au diurétiques (troubles hydroélectriques)
-La durée avant le relai per os
-La durée de décongestion
-L’évolution de la créatininémie à la fin de l’hospitalisation

Données utilisées

Catégories de données utilisées

Informations relatives aux pathologies des personnes concernées

Source de données utilisées

Autre

Autre(s) source(s) de donnée(s) mobilisée(s)

Dossiers Médicaux

Appariement entre les sources de données mobilisées

  Non

Variables sensibles utilisées

Année et mois de naissance
Date de soins (JJ/MM/AAAA)
Date de décès (JJ/MM/AAAA)

Justification du recours à cette(ces) variable(s) sensible(s)

Calcul de l’âge lors de l’inclusion et éventuellement du décès

Recours au numéro d'identification des professionnels de santé

  Non

Plateforme utilisée pour l'analyse des données

Autre

Acteurs finançant et participant à l'étude

Responsable(s) de traitement

Type de responsable de traitement 1

Etablissement public de santé (dont fédération)

Responsable de traitement 1

CHU DE MONTPELLIER

Avenue du Doyen Gaston Giraud 34295 Montpellier 34000 Montpellier France

Localisation du responsable de traitement 1
  Dans l'UE
Représentant du responsable de traitement 1

Responsable(s) de mise en oeuvre non cités comme responsable de traitement

Responsable de mise en oeuvre non cité comme responsable de traitement 1

CHU DE MONTPELLIER

Calendrier du projet

Date de début : 19/11/2025 – Date de fin : 18/11/2026 Durée de l'étude : 12
Etape 1 : Dépôt du projet
30/07/2026

Base légale pour accéder aux données

Encadrement réglementaire

Méthodologie de référence 004

Durée de conservation aux fins du projet (en années)

2

Existence d'une prise de décision automatisée

  Non

Fondement juridique

Article 6 du RGPD (Licéité du traitement)

(1)(e) exécution d’une mission d’intérêt public

Article 9 du RGPD (Exception permettant de traiter des données de santé)

(2)(i) intérêt public dans le domaine de la santé publique

Transfert de données personnelles vers un pays hors UE

  Non

Droits des personnes

une note d’information individuelle sur la recherche est transmise aux personnes concernées. Cette information est en conformité avec les articles 15 à 20 du RGPD

Délégué à la protection des données

CHU DE MONTPELLIER

Avenue du Doyen Gaston Giraud 34295 Montpellier 34000 MONTPELLIER France

dpo@chu-montpellier.fr