Étude rétrospective HOP-NOP sur la prise en charge des hypospades antérieurs : évolution des taux de prise en charge chirurgicale ou non chirurgicale au cours des 20 dernières années (HOP-NOP)
Objectif(s) de la recherche et intérêt pour la santé publique
Finalité de l'étude
Objectifs poursuivis
Domaines médicaux investigués
Bénéfices attendus
L’hypospadias est la 2ème malformation génitale la plus fréquente chez le nouveau-né masculin, après la cryptorchidie, avec une prévalence estimée à 3 cas pour 1000 naissances [1]. Il se caractérise par un méat urétral ectopique situé sur la face ventrale du pénis, une disjonction du corps spongieux, une absence de frein ventral court, un excès préputial dorsal et parfois une courbure ventrale de la verge. L'hypospadias peut être également associé à une cryptorchidie (Testicule non descendu) et/ou à d'autres anomalies urogénitales.
L'étiologie de l'hypospadias demeure largement inconnue. Si certains cas sont d'origine monogénique, la majorité semble multifactorielle, impliquant de nombreux facteurs génétiques et environnementaux [2, 3]. La physiopathologie exacte reste un sujet de recherche actif. L’hypospadias présente une grande variabilité clinique, tant dans sa présentation que dans sa gravité. Dans 70% des cas, le méat est en position distale (forme la moins sévère) ; dans 30% des cas, il est proximal, nécessitant alors une évaluation clinique, biologique et génétique approfondie [4].
La prise en charge de l’hypospadias vise principalement à obtenir un pénis fonctionnel permettant des rapports sexuels, une miction confortable et un résultat esthétique satisfaisant. Les recommandations internationales considèrent que l'âge optimal pour la réparation se situe entre 6 et 18 mois, en fonction de la gravité et du nombre d'interventions nécessaires [5], bien que ce point reste débattu.
Le taux de complication, en particulier le taux de reprise chirurgicale, constitue un élément clé dans la décision thérapeutique et son timing. La sévérité du phénotype initial est un facteur pronostic reconnu, tandis que d’autres facteurs de risque restent mal identifiés. L’âge au moment de la chirurgie est suspecté d’influencer le risque de complications : plusieurs équipes rapportent moins de complications lorsque l’intervention est réalisée avant 2 ans, comparé à une chirurgie réalisée entre 2 et 5 ans, ou après 12 ans [6-8]. Toutefois, d'autres études n'ont pas retrouvé de lien entre l'âge de la chirurgie initiale et le taux de complications [9, 10]. Ces divergences pourraient s’expliquer, en partie, par la technique opératoire employée et l’expérience du chirurgien.
Les débats persistent concernant les risques anesthésiques, l'impact psychologique et les complications postopératoires, soulevant la question d’un éventuel report de l'intervention jusqu'à ce que l'enfant puisse participer à la décision [11].
A ce jour, il n’existe pas de consensus clair sur la prise en charge optimale des formes antérieures d’hypospadias, ni sur l’évolution des pratiques chirurgicales et non chirurgicales. La présence de malformations associées, telles que la cryptorchidie ou le micropénis, peut influencer la stratégie thérapeutique. Il apparaît essentiel de mieux comprendre les tendances actuelles de prise en charge, d’identifier les facteurs influençant la décision chirurgicale, d’évaluer l’âge moyen d’intervention et le devenir des enfants initialement non opérés.
Objectif principal:
Evoluer les taux de prise en charge chirurgicale et non chirurgicale chez les patients porteurs d’un hypospade antérieur au fil du temps.
Objectifs secondaires:
Les objectifs secondaires de cette étude sont d’évaluer
• L’âge moyen de la chirurgie chez les patients opérés.
• La fréquence des enfants initialement non opérés ayant finalement nécessité une chirurgie plus tardive.
• L’âge moyen des enfants opérés par urétroplastie chaque année.
• Le pourcentage par année d’enfants de moins de 3 ans opérés d’une urétroplastie.
• Le pourcentage d’enfant non opéré à 3 ans d’une urétroplastie qui au final auront eu une chirurgie : laquelle ? pour quel motif ? à quel âge ? (À faire sur l’ensemble de la série, à faire sur la série nés avant le 01/01/2020)
• Quels sont les facteurs prédictifs, parmi l’ensemble de la série, d’intervention précoces ou d’abstention (comparaison des opérés non opérés par étude multivariée)
• Quels sont les facteurs prédictifs, parmi les enfants sans urétroplastie à 3 ans, de nécessité de chirurgie ultérieure (comparaison de ceux opérés tardivement vs ceux jamais opérés par étude multivariée) ?
Données utilisées
Catégories de données utilisées
Source de données utilisées
Autre(s) source(s) de donnée(s) mobilisée(s)
Appariement entre les sources de données mobilisées
Variables sensibles utilisées
Justification du recours à cette(ces) variable(s) sensible(s)
Nous avons besoin de connaitre l’âge en mois du patient lors de sa 1ère et sa dernière consultation avec un chirurgien pédiatre urologue et la (les) date(s) de(des) chirurgie(s). Les dates seront toutes au format MM/AAAA.
Recours au numéro d'identification des professionnels de santé
Plateforme utilisée pour l'analyse des données
Acteurs finançant et participant à l'étude
Responsable(s) de traitement
Type de responsable de traitement 1
Responsable de traitement 1
Localisation du responsable de traitement 1
Représentant du responsable de traitement 1
Responsable(s) de mise en oeuvre non cités comme responsable de traitement
Responsable de mise en oeuvre non cité comme responsable de traitement 1
Calendrier du projet
Base légale pour accéder aux données
Encadrement réglementaire
Durée de conservation aux fins du projet (en années)
2
Existence d'une prise de décision automatisée
Fondement juridique
Article 6 du RGPD (Licéité du traitement)
Article 9 du RGPD (Exception permettant de traiter des données de santé)
Transfert de données personnelles vers un pays hors UE
Droits des personnes
une note d’information individuelle sur la recherche est transmise aux personnes concernées. Cette information est en conformité avec les articles 15 à 20 du RGPD