ÉTUDE DU DELAI D’EXTRACTION DU MILIEU PENITENTIAIRE DANS LES SITUATIONS D’URGENCES MEDICALES
Objectif(s) de la recherche et intérêt pour la santé publique
Finalité de l'étude
Objectifs poursuivis
Domaines médicaux investigués
Bénéfices attendus
Selon la loi du 18 janvier 1994 visant à transférer la responsabilité sanitaire des personnes détenues du ministère de la Justice au ministère de la Santé, il existe un principe d’égalité des soins entre les personnes détenues et la population générale. La question de l’accès aux soins en prison est vaste, variable selon qu’on parle d’urgences, de suivi de maladie chronique ou psychiatrique, et les freins à cet accès le sont tout autant. En effet, comme le souligne une étude de l’Observatoire International des Prisons (OIP), « les contraintes carcérales et logiques sécuritaires l’emportent souvent sur les impératifs sanitaires ». Les ministères de la Justice et de la Santé ont d’ailleurs reconnu que « le principe d’équivalence d’accès aux soins des personnes détenues n’était pas pleinement acquis ».
Il s’agit ici de réfléchir à des moyens de contourner les obstacles potentiels à cette égalité d’accès aux soins de santé garantie par la loi. Nous nous concentrerons sur le domaine de l’urgence médicale et, plus précisément, sur le délai d’extraction non programmée du milieu pénitentiaire dans les situations d’urgence médicale. Il s’agit d’étudier l’intervalle de temps entre la décision d’extraction médicale (par un médecin d’unité sanitaire pénitentiaire ou par appel d’un numéro d’urgence) et la sortie du patient de l’établissement pénitentiaire.
Selon l’OIP, entre 30 000 et 50 000 extractions médicales du milieu pénitentiaire ont lieu chaque année. Ce nombre tient compte des extractions programmées (consultations médicales, examens complémentaires, etc.) ainsi que les extractions d’urgence, que nous ciblerons ici.
Plusieurs études ont déjà abordé, sous différents angles, la question de l’urgence médicale en milieu carcéral. Nombre d’entre elles soulignent l’impact potentiellement négatif de la détention sur les délais d’extraction ou de prise en charge médicale. Certaines pointent d’ailleurs la multiplicité des obstacles à franchir avant d’accéder au patient, avec un délai de 17 minutes entre la présentation de l’équipe de secours à l’entrée de l’établissement pénitentiaire et l’arrivée auprès du patient.
Pour autant, bien que certaines l’évoquent, aucune de ces études n’étudie précisément le délai entre la prise de décision d’extraire le patient et sa sortie effective de l’établissement pénitentiaire. L’étude de ce délai semble pourtant pertinente puisque, par définition, la notion d’urgence implique une question de temps, marqueur indirect du pronostic dans des situations comme l’AVC, l’infarctus du myocarde ou encore l’arrêt cardiaque.
Cette étude descriptive multicentrique du délai d’extraction en milieu pénitentiaire et des freins potentiels à son optimisation permettrait ainsi de penser aux axes d’amélioration des pratiques afin de tendre vers le principe d’égalité des soins entre les personnes détenues et la population générale garanti par la loi.
Données utilisées
Catégories de données utilisées
Source de données utilisées
Autre(s) source(s) de donnée(s) mobilisée(s)
Appariement entre les sources de données mobilisées
Variables sensibles utilisées
Justification du recours à cette(ces) variable(s) sensible(s)
Nécessaires pour description population et réponses aux objectifs de l'étude
Recours au numéro d'identification des professionnels de santé
Plateforme utilisée pour l'analyse des données
Acteurs finançant et participant à l'étude
Responsable(s) de traitement
Type de responsable de traitement 1
Responsable de traitement 1
Localisation du responsable de traitement 1
Représentant du responsable de traitement 1
Responsable(s) de mise en oeuvre non cités comme responsable de traitement
Responsable de mise en oeuvre non cité comme responsable de traitement 1
Responsable de mise en oeuvre non cité comme responsable de traitement 2
Responsable de mise en oeuvre non cité comme responsable de traitement 3
Calendrier du projet
Base légale pour accéder aux données
Encadrement réglementaire
Durée de conservation aux fins du projet (en années)
2
Existence d'une prise de décision automatisée
Fondement juridique
Article 6 du RGPD (Licéité du traitement)
Article 9 du RGPD (Exception permettant de traiter des données de santé)
Transfert de données personnelles vers un pays hors UE
Droits des personnes
Lettre d'information mentionnant les droits des articles 15 à 20 du RGPD et comment ceux-ci s'appliquent.
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