Estimation du risque de cancer du sein chez les femmes porteuses d’altération pathogène ou probablement pathogène des gènes RAD51C ou RAD51D (RADBRISK)
Objectif(s) de la recherche et intérêt pour la santé publique
Finalité de l'étude
Objectifs poursuivis
Domaines médicaux investigués
Bénéfices attendus
La plupart des gènes identifiés dans le cadre des prédispositions génétiques au cancer du sein, de l’ovaire, de la prostate et du pancréas, sont, dans l’état actuel des connaissances, des acteurs des mécanismes biologiques de réparation de l’ADN.
Les gènes RAD51C et RAD51D en particulier participent au processus de la recombinaison homologue, un phénomène biologique permettant de réparer les cassures de l’ADN. Ces deux gènes codent pour des protéines du même nom participant à la formation du complexe moléculaire BCDX2, un composant essentiel à la réparation des cassures double brin de l’ADN.
Une altération constitutionnelle pathogène sur RAD51C ou RAD51D peut empêcher ces protéines de fonctionner correctement. Selon la littérature internationale, le surrisque de cancer induit par ce type d’altération génétique concerne principalement celui de l’ovaire, avec un risque relatif à la population générale estimé à 5.88 pour les variants pathogènes de RAD51C, et à 6.3 pour les variants pathogènes de RAD51D.
En 2017, le Groupe Génétique et Cancer avait, sur la base des données disponibles, statué sur l’absence de surrisque majeur de cancer du sein en cas d’altération génétique pathogène sur l’un de ces deux gènes.
Dans ce cadre, les recommandations de prise en charge sont alignées sur celles de la Haute autorité de santé (HAS)12 en fonction du niveau de risque basé sur l’histoire familiale des patientes.
Depuis, l’évaluation de ce risque dans des cohortes européennes et américaines suggère l’existence d’un surrisque modéré de survenue de cancer du sein, avec un risque relatif estimé à 1.99 pour RAD51C et 1.83 pour RAD51D et un risque cumulé à 80 ans estimé à 21% pour RAD51C et 20% pour RAD51D, contre 11% en population générale. Néanmoins, la fréquence des altérations constitutionnelles de RAD51C ou RAD51D étant rare par comparaison avec celles des gènes BRCA1/2 et même de PALB2 et les cohortes étudiées faisant l’objet de divers biais à prendre en considération, (recrutement, classification, imputation, anamnèse) ; l’évaluation de ce risque doit être poursuivie et évaluée dans les cohortes françaises.
La présente étude consiste donc à évaluer ce risque dans les cohortes suivies en Ile-de-France, en région Rhône-Alpes, Provence-Côte d’Azur et plusieurs régions de l’Ouest de la France afin de statuer sur l’existence d’un surrisque mammaire en cas d’altération pathogène de RAD51C ou RAD51D et d’établir des recommandations adaptées pour la prise en charge et la surveillance des femmes porteuses en fonction des résultats.
Données utilisées
Catégories de données utilisées
Source de données utilisées
Autre(s) source(s) de donnée(s) mobilisée(s)
Appariement entre les sources de données mobilisées
Variables sensibles utilisées
Recours au numéro d'identification des professionnels de santé
Plateforme utilisée pour l'analyse des données
Acteurs finançant et participant à l'étude
Responsable(s) de traitement
Type de responsable de traitement 1
Responsable de traitement 1
Localisation du responsable de traitement 1
Représentant du responsable de traitement 1
Calendrier du projet
Base légale pour accéder aux données
Encadrement réglementaire
Durée de conservation aux fins du projet (en années)
3
Existence d'une prise de décision automatisée
Fondement juridique
Article 6 du RGPD (Licéité du traitement)
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