Entorses latérales de cheville touchant la syndesmose : étude observationnelle sur les pratiques diagnostiques et thérapeutiques au sein du service de traumatologie du sport du CH de Niort sur l’année 2025.
Objectif(s) de la recherche et intérêt pour la santé publique
Finalité de l'étude
Objectifs poursuivis
Domaines médicaux investigués
Bénéfices attendus
La syndesmose tibiofibulaire participe à la stabilité de la mortaise de cheville. Une atteinte ligamentaire (ligament tibio-fibulaire antéro-inférieur, ligament tibiofibulaire postéro-inférieur ou ligament interosseux) au niveau de la syndesmose peut nuire sévèrement à la stabilité de celle-ci (1).
Le mécanisme lésionnel diffère des autres entorses latérales car c’est un mécanisme en rotation externe et flexion dorsale de cheville (3). Ce mouvement écarte les os tibial et fibulaire, mettant en tension les ligaments de la syndesmose.
Une entorse de la syndesmose est retrouvée dans 10 à 20% des entorses latérales de cheville mais il semblerait qu’il y ait beaucoup d’entorse de la syndesmose non diagnostiquées.
Le traitement diffère aussi des autres entorses latérales de cheville par la nécessité d’immobiliser la cheville dans une botte (de marche ou botte platrée) sans appui dans un premier temps. Lors d’entorse grave, appelé grade III où il y a une atteinte de tous les ligaments de la syndesmose, une prise en charge chirurgicale en urgence relative doit être discutée. En effet, les ligaments de la syndesmose participent en grande partie à la stabilité de cheville et le risque d’une mauvaise prise en charge de ces entorses est une instabilité chronique ce qui à terme, peut mener à de l’arthrose.
Afin de poser le diagnostic d’entorse de la syndesmose, l’IRM est le Gold-Standard et permet de détailler avec précision les 3 ligaments constituant la syndesmose inférieure (Se 100% et Spe 93%). Toutefois, l’IRM reste un examen difficile d’accès et coûteux. De plus, c’est une imagerie statique, qui ne permet pas d’évaluer les ligaments en dynamique. A l’inverse, l’échographie est un examen plus disponible, qui se caractérise par un faible coût et permet une évaluation dynamique des ligaments. Cet examen a aussi toute sa place dans le bilan de gravité d’une entorse de cheville mais reste un examen opérateur-dépendant.
Le service de Médecine et Traumatologie du Sport du Centre Hospitalier de Niort existe depuis le 03/11/1997 et comporte plusieurs médecins urgentistes ou généralistes se spécialisant en médecine du sport. Elle reçoit aussi régulièrement des internes de médecine générale ou de FST souhaitant se former à la médecine du Sport dans le secteur dépendant du CHU de Poitiers dont elle est une subdivision. En 2025, le service comptait 5445 consultations, médecins et internes confondus. Lors de la consultation, le médecin a accès à un échographe qui lui permet de réaliser un premier bilan d’imagerie afin de guider sa prise en charge. Le service suit principalement des sportifs amateurs même si certains partenariats ont été effectués au sein d’équipes professionnelles locales dans des disciplines comme le handball, le basketball et le rugby.
L’objectif principal de cette étude est de réaliser un état des lieux des pratiques diagnostiques et thérapeutiques du service de Médecine et Traumatologie du Sport du Centre Hospitalier de Niort lors de l’année 2025.
Pour ce faire, nous allons mener une étude observationnelle visant à décrire les prises en charges des entorses latérales diagnostiquées comme des entorses de la syndesmose sur le plan clinique, échographique et thérapeutique chez tous les patients ayant consulté dans le service de traumatologie du Sport du CH de Niort sur l’année 2025.
Etude observationnelle, sans impact sur la prise en charge actuelle des patients.
Respect du secret médical avec collections des données uniquement utiles à l’étude.
Formulaire de non-opposition envoyé au patient.
L’intérêt de cette étude est de réaliser une étude préliminaire à une étude prospective visant à comparer l’utilité de l’échographie en médecine du sport dans les entorses de la syndesmose de cheville comparativement à une IRM. Cette étude s’inscrit aussi dans le cadre d’une étude nationale réalisée par la SFTS sur les prises en charge des entorses de la syndesmose de cheville mené par les Drs Cordier, Laboute, Frey et Meyer.
Données utilisées
Catégories de données utilisées
Source de données utilisées
Autre(s) source(s) de donnée(s) mobilisée(s)
Appariement entre les sources de données mobilisées
Variables sensibles utilisées
Justification du recours à cette(ces) variable(s) sensible(s)
J'ai utilisé seulement l'année de naissance
Et pour la date de soin, l'objectif est de calculer des délais de prise en charge entre le traumatisme, la première consultation, les différentes imageries et les rendez-vous avec les différents intervenants
Recours au numéro d'identification des professionnels de santé
Plateforme utilisée pour l'analyse des données
Acteurs finançant et participant à l'étude
Responsable(s) de traitement
Type de responsable de traitement 1
Responsable de traitement 1
Localisation du responsable de traitement 1
Représentant du responsable de traitement 1
Calendrier du projet
Base légale pour accéder aux données
Encadrement réglementaire
Durée de conservation aux fins du projet (en années)
1
Existence d'une prise de décision automatisée
Fondement juridique
Article 6 du RGPD (Licéité du traitement)
Article 9 du RGPD (Exception permettant de traiter des données de santé)
Transfert de données personnelles vers un pays hors UE
Droits des personnes
Information individuelle des patients avec droit de refus d'utilisation de leurs données