N° 32453509

Chez les patients atteints de Maladies Inflammatoires Chroniques Intestinales, la pratique d’activité physique a-t-elle une influence sur la qualité de vie ?

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Objectif(s) de la recherche et intérêt pour la santé publique

Finalité de l'étude

Recherche, étude, évaluation

Objectifs poursuivis

Diagnostics

Domaines médicaux investigués

Médecine physique et de réadaptation

Bénéfices attendus

Justification / Contexte :
Les personnes atteintes de Maladie Inflammatoire Chroniques Intestinales ( MICI ) sont peu rencontrées dans le domaine de la kinésithérapie. Toutefois ces personnes sont exposées à de nombreuses défaillances et déficits qui pourraient justifier d’une consultation kinésithérapique afin de lutter contre un quelconque déconditionnement. On note une baisse de la densité minérale osseuse liée en autre à la malabsorption des minéraux par les intestins entraînant une recrudescence des risques de fracture. De surcroît, une importante exposition à la dépression et une baisse de la participation sociale est constatée dans cette population, qui avec l’âge s’intensifie. A cela s’ajoute, une baisse de la masse musculaire avec un risque accrue de sarcopénie pouvant mener à des complications.
L’un des meilleurs outils contre le déconditionnement en kinésithérapie est l’Activité Physique ( AP ) qui est réintroduit progressivement. L’AP a également un effet positif sur l’ensemble des déficits pouvant être liés ou non aux MICI. Pourtant une baisse de la pratique d’AP est souvent constatée chez cette population.
Dans le cas de quelque pathologie, certaines formes d’AP sont contre-indiquées ( par exemple le renforcement musculaire chez les personnes atteintes de Sclérose Latérale Amyotrophique ). Il est donc nécessaire de mettre en avant si l’AP n’est pas néfaste pour les personnes présentant une MICI.
A travers cette étude, il sera mis en avant si l’AP et les MICI sont compatibles, à savoir s’il n’y a pas un effet délétère. En outre, s'il peut y avoir des effets positifs et donc, savoir si l’AP peut être un complément au traitement médicamenteux qui est le standard dans ces pathologies. De cela en découlerai, le potentiel besoin de ces personnes, d’une prise en charge en kinésithérapie. Ou à l’inverse le besoin d’une adaptation de la prise en charge dans le cas où une personne consulte pour un motif autre et qu’il présente une MICI.

Critère de Jugement
Le critère de jugement principal sera la qualité de vie évalué par le score au questionnaire validé pour les MICI : Inflammatory Bowel Disease Questionnaire ( IBDQ ). Ce questionnaire comprend 32 items dans quatre domaines : symptômes digestifs (10 items), symptômes systémiques (5 items), troubles émotionnels (12 items), fonction sociale (5 items). Chaque item est mesuré selon la technique de Likert.
Afin d’évaluer leur pratique d’AP hebdomadaire, il sera demander combien de temps ils pratiquent de l'activité physique chaque semaine, et ce résultat les fera correspondre à un groupe en se basant sur les recommandation de la HAS.

Population-cible
L’étude portera sur les personnes étant atteint d’une MICI ( maladie de Crohn, Rectocolite Hémorragique ( RCH )) dont le diagnostic a été posé par un docteur en médecine. Ces dernières devront être majeures et capables de répondre au questionnaire en ligne.

Critères d’inclusion
L’étude inclura des adultes âgés de 18 ans minimum ayant une MICI.

Critères de non-inclusion
L’étude exclura les personnes présentant des pathologies touchant le tube digestif et susceptibles d’altérer la qualité de vie indépendamment de la MICI.
Ces pathologies seront entre autres les maladies cœliaques, côlon irritable, tous types de cancers pouvant toucher le tube digestif, syndrome de Zollinger-Ellison, etc.

Type d’étude
Etude observationnelle transversale.

Statistiques envisagées
Les personnes répondant au questionnaire seront classés dans 3 groupes, <150 min de sport hebdomadaire, entre 150 et 300 min et enfin >300 min.
La moyenne et la médiane de la qualité de vie et du taux d’inflammation, seront faites pour chaque groupe. Le test ANOVA one way sera également utilisé.
Plusieurs statistiques seront pourvues. Elles seront organisées dans un tableau et interprétées sous forme de graphiques : comparant la qualité de vie et le niveau d’intensité d’AP ; comparant l’inflammation et le niveau d’intensité d’AP.
Par ailleurs un diagramme mettant en avant la qualité de vie, en fonction des types d’activités physiques pratiqués par les personnes répondant au questionnaire, sera mis en place.

Données utilisées

Catégories de données utilisées

Informations relatives aux pathologies des personnes concernées
Autre

Autre(s) catégorie(s) de donnée(s) utilisée(s)

Informations relatives à la durée de pratique d'activité physique hebdomadaire

Source de données utilisées

Autre

Autre(s) source(s) de donnée(s) mobilisée(s)

Enquête(s)

Appariement entre les sources de données mobilisées

  Non

Variables sensibles utilisées

Aucune

Recours au numéro d'identification des professionnels de santé

  Non

Plateforme utilisée pour l'analyse des données

Autre

Acteurs finançant et participant à l'étude

Responsable(s) de traitement

Type de responsable de traitement 1

Université, école, structure de recherches dans le domaine médicale / épidémiologique / pharmacovigilance

Responsable de traitement 1

Thomas Montibeller

Bâtiment Michel Royer, Rue de Chartres, Orléans 45100 45100 Orléans France

Localisation du responsable de traitement 1
  Dans l'UE
Représentant du responsable de traitement 1

Calendrier du projet

Date de début : 05/09/2026 – Date de fin : 05/06/2027 Durée de l'étude : 9
Etape 1 : Dépôt du projet
06/07/2026

Base légale pour accéder aux données

Encadrement réglementaire

Méthodologie de référence 004

Durée de conservation aux fins du projet (en années)

1

Existence d'une prise de décision automatisée

  Oui

Fondement juridique

Article 6 du RGPD (Licéité du traitement)

(1)(a) consentement spécifique, éclairé et univoque

Article 9 du RGPD (Exception permettant de traiter des données de santé)

(2)(a) consentement spécifique, éclairé et univoque

Transfert de données personnelles vers un pays hors UE

  Non

Droits des personnes

Dans un projet de recherche, les droits des articles 15 à 20 du RGPD garantissent aux participants un contrôle sur leurs données personnelles. Le chercheur informe les participants sur le traitement de leurs données (droit d'accès) et leur offre la possibilité de corriger les informations inexactes (droit de rectification). Si un participant retire son consentement, il peut demander la suppression de ses données (droit à l'effacement), sauf si ces dernières sont encore nécessaires pour la recherche. En cas de désaccord sur l'usage des données, les participants peuvent limiter leur traitement (droit à la limitation). Enfin, si les données sont transférables, les participants peuvent les récupérer et les réutiliser ailleurs (droit à la portabilité). Le chercheur veille à respecter ces droits tout en assurant la confidentialité des informations traitées en laissant ses coordonnées aux participants.

Délégué à la protection des données

Université d'Orléans

Château de la Source, Avenue du Parc Floral, BP 6749, Orléans 45100 45100 Orléans France

dpo@univ-orleans.fr