Caractérisation phénotypique des atteintes démyélinisantes combinées du système nerveux central et périphérique, apport des anticorps anti-PLP1. (CCPD-PLP1)
Objectif(s) de la recherche et intérêt pour la santé publique
Finalité de l'étude
Objectifs poursuivis
Domaines médicaux investigués
Bénéfices attendus
Introduction
Les atteintes démyélinisantes combinées du système nerveux central et périphérique (CCPD) résultent de lésions inflammatoires intéressant à la fois la myéline du système nerveux central et du système nerveux périphérique. Ces lésions peuvent 1) intéresser simultanément ou de façon séquentielle le système nerveux central et périphérique, 2) être symptomatiques ou visibles uniquement sur les explorations complémentaires, et 3) survenir par poussée(s) et/ou évoluer de façon progressive. Enfin, ces lésions inflammatoires sont de nature acquise et ne sont pas causées par mutation monogénique de l'ADN nucléaire ou mitochondrial (Ref 1,2).
L'hétérogénéité phénotypique et l'absence de biomarqueur identifié expliquent probablement qu'il n'y ait à ce jour toujours pas de critères diagnostiques établis. Pour ces mêmes raisons la prévalence des CCPD n'a jamais été étudiée.
Des données récentes suggèrent l’implication d'autoanticorps dirigés contre des protéines communes de la myéline centrale et périphérique, notamment la protéine PLP1 (3). En effet, environ 1/4 des patients ayant une CCPD (15-24%) auraient des anticorps anti-PLP1. A ce jour, ces anticorps n'ont été détectés que dans une seule étude (3). Nous souhaitons confirmer ces résultats sur une population de patients CCPD. Puis comparer le phénotype des patients séropositifs et séronégatifs, afin de déterminer si la présence de ces anticorps pourrait être un biomarqueur pertinent dans la prise en charge des CCPD.
Nous comparerons le résultat du dosage des anticorps anti-PLP1 des patients CCPD à des résultats sur des sérums témoins (dons du sang), des sérums de patient ayant une maladie de maladie de Charcot-Marie-Tooth (CMT) démyélinisante, des sérums de patients ayant une sclérose en plaques (SEP), des sérums de patients ayant une neuromyélite optique (NMOSD) AQP4+ séropositifs ou non sans atteinte clinique périphérique, des sérums de patients ayant une maladie associée aux anticorps anti-MOG (MOGAD) sans atteinte du système nerveux périphérique, ainsi qu’à des sérums de patients atteints de polyradiculonévrites chroniques (PRNC) sans atteinte centrale.
La comparaison à des témoins sains est indispensable : dans l'étude de Masciocchi et al. (2025) (3), les anti-PLP1 n'ont été détectés chez aucun des 177 témoins testés. Néanmoins, les auteurs eux-mêmes rapportent des divergences de sensibilité entre différents tests CBA conformationnels selon les laboratoires. Par rigueur scientifique, nous souhaitons donc vérifier avec notre propre technique que des échantillons de témoins sains ne présentent pas d'anticorps anti-PLP1.
A noter que pour les patients CCPD diagnostiqués au CHU de Montpellier le dosage anti-PLP1 a déjà été réalisé dans le cadre de l’IRB porté par le dr TAIEB (IRB-MTP-2020-01-202000339).
Les différents sérums témoins sont aujourd’hui bio-banqués dans les collections décrites à la ligne « population d’étude ».
Hypothèse scientifique : La présence d'anticorps anti-PLP1 pourrait être un biomarqueur diagnostique de CCPD. De plus, au sein des patients CCPD, la présence d'anti-PLP1 pourrait être associée à un phénotype spécifique.
Objectif principal
Décrire une association entre un phénotype clinique de CCPD et la présence de PLP1
Objectif(s) secondaire(s)
Décrire les caractéristiques cliniques, radiologiques, électrophysiologiques, biologiques, les modalités évolutives, les profils de présentation (concomitante ou séquentielle) et l’évolution du handicap avec ou sans traitement des patients présentant une CCPD.
Données utilisées
Catégories de données utilisées
Source de données utilisées
Autre(s) source(s) de donnée(s) mobilisée(s)
Appariement entre les sources de données mobilisées
Variables sensibles utilisées
Justification du recours à cette(ces) variable(s) sensible(s)
Ces variables sont nécessaires à la description de l’âge au début de la maladie, à l’analyse temporelle de l’évolution clinique et à la caractérisation des modalités de survenue des atteintes centrales et périphériques
Recours au numéro d'identification des professionnels de santé
Plateforme utilisée pour l'analyse des données
Acteurs finançant et participant à l'étude
Responsable(s) de traitement
Type de responsable de traitement 1
Responsable de traitement 1
Localisation du responsable de traitement 1
Représentant du responsable de traitement 1
Responsable(s) de mise en oeuvre non cités comme responsable de traitement
Responsable de mise en oeuvre non cité comme responsable de traitement 1
Calendrier du projet
Base légale pour accéder aux données
Encadrement réglementaire
Durée de conservation aux fins du projet (en années)
2
Existence d'une prise de décision automatisée
Fondement juridique
Article 6 du RGPD (Licéité du traitement)
Article 9 du RGPD (Exception permettant de traiter des données de santé)
Transfert de données personnelles vers un pays hors UE
Droits des personnes
une note d’information individuelle sur la recherche est transmise aux personnes concernées. Cette information est en conformité avec les articles 15 à 20 du RGPD