Caractérisation clinique, paraclinique et pronostique du syndrome de Schnitzler en fonction de la présence de la mutation somatique du gène MYD88
Objectif(s) de la recherche et intérêt pour la santé publique
Finalité de l'étude
Objectifs poursuivis
Domaines médicaux investigués
Bénéfices attendus
Le syndrome de Schnitzler est une maladie auto-inflammatoire ultra-rare de l’adulte par l’association d’épisodes fébriles, d’un rash urticarien récurrents et de douleurs osseuses, constamment accompagnée par un syndrome inflammatoire biologique et d’une gammapathie monoclonale, le plus souvent IgM. Ses principales complications sont l’amylose AA, conséquence de l’inflammation chronique, et la lymphoprolifération avec l’évolution vers une maladie de Waldenström.
Sur le plan physiopathologique, une activation dérégulation de l’inflammasome est fortement suspectée en raison de l’élévation des cytokines pro-inflammatoires (IL-1β, IL-6, IL-18) et de l'efficacité spectaculaire des biothérapies anti-IL-1. Cependant, aucune mutation germinale ou somatique activatrice d’inflammasome n’a été formellement identifiée à ce jour.
Le gène MYD88 code pour une protéine adaptatrice impliquée dans la signalisation des récepteurs Toll-like (TLR) et des récepteurs de l'interleukine-1 (IL-1R). La mutation somatique activatrice MYD88 L265P entraîne une activation constitutive de la voie NF- κB, induisant secondairement l’activation de NLRP3 et la production d’IL-1β, favorisant la survie et l’expansion lympho-plasmocytaire. Elle est retrouvée dans plus de 90% des maladies de Waldenström et environ 10% des gammapathies monoclonales IgM de signification indéterminée (MGUS), et est associée à une meilleure réponse aux thérapies ciblées, comme les inhibiteurs de la voie de la tyrosine kinase de Bruton (BTK) et du protéasome. Décrite pour la première fois dans le syndrome de Schnitzler 2019, elle a ensuite été identifiée chez environ 30% des patients dans une cohorte britannique.
L'objectif principal de notre étude est de mieux caractériser le phénotype clinique et paraclinique, le pronostic et la réponse thérapeutique du syndrome de Schnitzler en fonction du statut mutationnel MYD88 au sein d’une cohorte nationale.
Seront éligibles à l’étude les patients remplissant l’ensemble des critères suivants :
-âge ≥ 18 ans au moment de l’inclusion,
-diagnostic de syndrome de Schnitzler retenu selon les critères de Strasbourg,
-patient suivi dans l’un des centres hospitaliers français participants,
-données cliniques et paracliniques exploitables disponibles dans le dossier médical,
-absence d’opposition du patient à l’utilisation de ses données dans le cadre de la recherche, conformément à la réglementation en vigueur.
Données utilisées
Catégories de données utilisées
Source de données utilisées
Autre(s) source(s) de donnée(s) mobilisée(s)
Appariement entre les sources de données mobilisées
Variables sensibles utilisées
Recours au numéro d'identification des professionnels de santé
Plateforme utilisée pour l'analyse des données
Acteurs finançant et participant à l'étude
Responsable(s) de traitement
Type de responsable de traitement 1
Responsable de traitement 1
Localisation du responsable de traitement 1
Représentant du responsable de traitement 1
Calendrier du projet
Base légale pour accéder aux données
Encadrement réglementaire
Durée de conservation aux fins du projet (en années)
2
Existence d'une prise de décision automatisée
Fondement juridique
Article 6 du RGPD (Licéité du traitement)
Article 9 du RGPD (Exception permettant de traiter des données de santé)
Transfert de données personnelles vers un pays hors UE
Droits des personnes
Une notice d'information sera remise en main propre ou envoyé par mail ou courrier à tous les patients. Elle sera fournie par le centre qui l’a pris en charge pour les soins dont seront issues les données. La notice d'information indiquera les informations spécifiques à l’étude (données utilisées, modalités d’utilisation et la finalité) ainsi que les mentions prévues au regard des articles du RGPD, selon le modèle validé APHM. Les droits s’exerceront auprès du DPO de l’APHM soit directement soit par l’intermédiaire du médecin avec lequel le patient est en contact.