MORDICUS : Surveillance des dispositifs implantables en vie réelle et sécurité des patients
Objectif(s) de la recherche et intérêt pour la santé publique
Finalité de l'étude
Objectifs poursuivis
Domaines médicaux investigués
Bénéfices attendus
Le cycle de vie d’un nouveau dispositif médical (DM) est bien connu mais la surveillance post-commercialisation est complexe et laborieuse. L’utilisation des données de santé du monde réel présente donc un grand intérêt pour réaliser une surveillance dynamique en vie réelle des patients.
Le projet MORDICUS vise à développer un modèle de surveillance innovant pour identifier les événements indésirables/émergents (EIE) chez les patients porteurs de dispositifs médicaux implantés (DMI) en orthopédie et en cardiologie, dans une cohorte automatisée issue des données des entrepôts de données cliniques (EDS) appariés aux données médico-administratives du système national des données de santé (SNDS).
L’objectif est de développer des algorithmes d’IA pour le suivi, la détection et la prédiction d’évènements d’intérêt dans le cycle de vie d’un DMI (infections du site opératoire, complication, réadmission, décès), dans une e-cohorte de patients avec matériel orthopédique ou cardiologique implanté pour permettre le suivi systématique des patients et des DMI en orthopédie et cardiologie ainsi que la survenue de tout EIE/complications. Le projet permettra donc le suivi en vie réelle des DMI orthopédiques et cardiologiques, l’orientation des choix thérapeutiques et de santé publique.
Données utilisées
Catégories de données utilisées
Autre(s) catégorie(s) de donnée(s) utilisée(s)
Source 1 : Entrepôts de données de santé eHOP® du réseaux des centres de données cliniques (5 CHU avec entrepôt du Grand Ouest) et de PAIsAGE (réseau CHU avec Entrepôt du Grand Est) permettant la constitution des bases CDC locales au sein des Centres ; sur le grand Ouest puis même démarche sur les CDC du Grand Est : « base cohorte locale ».
– Données socio-démographiques → Sexe, âge, NIR (numéro identifiant unique/ numéro sécurité sociale, NIR servira à l’appariement direct avec les données assurance maladie (SNDS) (Flux Information Mouvement Séjour - IMS)
– Dates de séjours, unités médicales des services hospitaliers, dates d’actes CCAM, diagnostics CIM-10 et actes CCAM des résumés de sortie standardisés (RSS) (Flux PMSI).
– Dossier patient informatisé → courriers d’orthopédie et cardiologie (information pose du dispositif medical et contexte de pose), microbiologie (recherche infection et documentation microbiologique), PMSI (suivi patient) (Flux comptes-rendus - CR)
Données se basant sur l’outil d’extraction des éléments d’intérêt peropératoires, des comptes-rendus opératoires (CRO). Pour la partie « orthopédie », cet outil utilisant du machine learning type traitement automatique du langage (TAL) a été construit et validé dans le projet HACRO-HUGORTHO [36]. La même méthode sera appliquée pour le Compte-rendu de pose de DM en cardiologie, et développée avec les experts de la discipline.
– Données laboratoire microbiologie. Il s’agit d’obtenir la microbiologie au format LOINC pour mapping des évènements infectieux post-pose de DMI, sur le modèle du mapping des projets du Grand Ouest HUGOSHARE et Gavroche (Flux microbiologie).
– Dispositif médical → type d’implant, composants, ciment, codes LPP (projet STUDIO en orthopédie, ayant intégré les données cardiologie) (Flux Dispositifs Médicaux implantables-DMI).
Source 2 : Système national des données de santé (SNDS) → constitution « base SNDS »
Les données SNDS seront mises à disposition par la CNAM et comprendront, à partir du séjour d’inclusion de chaque patient identifié via la base construite au sein des entrepôts locaux et après appariement via le NIR (modèle STUDIO 2) :
– Référentiel des bénéficiaires : NIR, sexe, mois et année de naissance, rang de naissance, lieu de résidence, régime, couverture maladie universelle complémentaire, aide à la complémentaire santé, statut vital ;
– DCIR : pathologies, notamment les affections de longue durée et les diagnostics des séjours hospitaliers ; dépenses et remboursements des prestations en soins de ville (consommations de soins en ville, prescriptions, montants et indemnités, etc.), dates de soins ;
– PMSI (issu du DCIR) : diagnostics et actes des séjours hospitaliers sur la période de l’étude pour les patients inclus quel que soit le lieu de prise en charge, afin de repérer toute complication (ISO, évènement thrombo-embolique ETE, luxation, voire complication cardio-vasculaire) postérieure à la pose du DM, y compris pris en charge dans un autre établissement que celui de pose ; dates de séjours, dates d’actes associés.
Source de données utilisées
Composante(s) de la base principale du SNDS mobilisée(s)
Autre(s) source(s) de donnée(s) mobilisée(s)
Appariement entre les sources de données mobilisées
Source(s) de données appariées
Appareillement entre les données du SNDS et les données issues des EDS hospitaliers partenaires du projet.
Type d'appariement
Variables sensibles utilisées
Justification du recours à cette(ces) variable(s) sensible(s)
Ces informations sont nécessaires dans le cadre de l'étude pour le calcul de l'âge des personnes au moment de la pose des dispositifs et pour la reconstitution temporelle de leur parcours de soin.
Recours au numéro d'identification des professionnels de santé
Plateforme utilisée pour l'analyse des données
Acteurs finançant et participant à l'étude
Responsable(s) de traitement
Type de responsable de traitement 1
Responsable de traitement 1
Localisation du responsable de traitement 1
Représentant du responsable de traitement 1
Responsable(s) de mise en oeuvre non cités comme responsable de traitement
Responsable de mise en oeuvre non cité comme responsable de traitement 1
Calendrier du projet
Base légale pour accéder aux données
Encadrement réglementaire
Durée de conservation aux fins du projet (en années)
3
Existence d'une prise de décision automatisée
Fondement juridique
Article 6 du RGPD (Licéité du traitement)
Article 9 du RGPD (Exception permettant de traiter des données de santé)
Transfert de données personnelles vers un pays hors UE
Droits des personnes
Cette étude est une étude sur données de santé collectées pour le soin dans des entrepôts de données de santé autorisés par la CNIL. La confidentialité des données des personnes concernées est assurée par les processus de pseudonymisation et d’échange de données mis en œuvre.
Compte-tenu du nombre de personnes concernées, une information individuelle n’est pas envisageable. Pour les patients n’ayant pas bénéficié de l’information sur la constitution de l’entrepôt et sur la réutilisation de leurs données de soins, une demande de dérogation à l’information individuelle est sollicitée auprès de la CNIL pour les études relevant de la présente demande en cas d’efforts disproportionnés du fait du nombre de patients à recontacter, des moyens à mettre en œuvre (destruction des secrets après 3 mois, voir ci-dessous) et de l’existence d’un portail de transparence.
Afin de donner aux patients concernés la possibilité de s’opposer à l’utilisation de leurs données, une communication grand public sera organisée dans les participants information collective et individuelle concernant la réutilisation pour la recherche des données de santé (affiches, livret d’accueil, site Internet, notes d’information, courrier postal…), selon les modalités décrites dans leur dossier de demande d’autorisation EDS (ou leur engagement de conformité au référentiel CNIL, le cas échéant). La note d’information remise personnellement à chaque patient précise les modalités pour prendre connaissance des études qui seront menées (Annexe 3).
Les patients auront connaissance de l’étude via la note d’information spécifique à l’étude, qui sera publiée sur le site internet de chaque établissement partenaire ainsi que sur le site internet de la plateforme ODH (https://www.chu-hugo.fr/accueil/projets/ouest-datahub/). Cette information mentionnera les modalités d’exercice des droits relatifs aux données personnelles, conformément aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur, et précisera la personne contact à laquelle s’adresser pour faire valoir ses droits.
Le patient pourra faire valoir ses droits dans les 3 mois suivant la publication de la note d’information sur le site internet des établissements et le site internet du GCS HUGO. Durant cette période les pseudonymes pourront être régénérés. L’administrateur technique de la plateforme ODH communiquera au responsable du projet l’identifiant patient plateforme pour l’étude. Ce dernier pourra alors répondre à la demande d’exercice des droits formulé par le patient. Au-delà de cette période, le responsable de traitement fera valoir les dispositions de l’article 11 du RGPD. Les secrets ne seront pas conservés après gel de la base pour des questions de sécurité. Cependant, le patient pourra fournir des informations complémentaires qui pourraient permettre de l’identifier et permettre ainsi au responsable du projet de répondre à sa demande.
Concernant le droit d’opposition si la demande du patient intervient avant transmission des données sur la plateforme ODH le CDC de l’établissement concerné ne transmet pas les données le concernant. Une fois les données transmises sur la plateforme ODH le patient pourra exercer son droit d’opposition pour l’étude dans la période des 3 mois qui suivent la publication de l’étude sur le site internet des établissements et le site internet du GCS HUGO, période au cours de laquelle les analyses n’ont pas encore été réalisées. Le responsable de traitement invoque le motif légitime et impérieux pour limiter l’exercice du droit d’opposition à cette période. En effet les oppositions qui surviendraient au-delà de cette période seront susceptibles de compromettre la réalisation des objectifs du projet. Pour l’exercice des droits sur la base principale du SNDS : Une demande doit être réalisée auprès du directeur de l'organisme gestionnaire du régime d'assurance maladie obligatoire auquel la personne est rattachée, conformément à l’article R1461-9 du code de la santé publique.