N° 33102131

Incidence et impact pronostique d’un taux de Lp(a) élevé des patients de moins de 40 ans admis en USIC pour un syndrome coronarien aigu

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Objectif(s) de la recherche et intérêt pour la santé publique

Finalité de l'étude

Recherche, étude, évaluation

Objectifs poursuivis

Prise en charge des patients
Prévention et traitement
Diagnostics
Sécurité des patients
Compréhension des maladies

Domaines médicaux investigués

Cardiologie

Bénéfices attendus

Introduction
Le syndrome coronarien aigu (SCA) constitue l’une des principales causes de morbi-mortalité cardiovasculaire dans le monde. Généralement associé à l’âge avancé et à l’accumulation de facteurs de risque cardiovasculaire « classiques », le SCA touche néanmoins une proportion non négligeable de sujets jeunes. Les patients âgés de moins de 40 ans représentent ainsi environ 5 à 8% des hospitalisations pour SCA.
Dans cette population, bien que diverses étiologies soient plus souvent impliquées, notamment les causes emboliques, les dissections ou encore les spasmes coronaires, la part athéro-thrombotique des SCA reste prédominante (1). Cependant, les facteurs de risque classiques tels que l’hypertension artérielle, le diabète ou la dyslipidémie sont beaucoup moins marqués. Cette particularité nous invite à rechercher d’autres facteurs de risques en cause dans ces SCA.
Un grand nombre d’étude mettent en avant la lipoprotéine(a) [Lp(a)] comme pouvant être un facteur de risque cardiovasculaire indépendant (2), les dernières recommandations de l’ESC incitent à doser le Lp(a) au moins une fois dans la vie de chaque individus, même si encore aujourd’hui, aucune étude n’a démontré l’association entre la baisse du taux de Lp(a) et celle de la mortalité cardiovasculaire.
Structurellement très proche du LDL, la Lp(a) se distingue par la présence de l’apolipoprotéine(a) [Apo(a)], responsable de propriétés à la fois athérogènes, pro-inflammatoires et également pro-thrombotiques au niveau artériel du fait de sa structure proche du plasminogène, par la présence de domaines « kringle ». Sa concentration est principalement déterminée génétiquement, et peu influencée par les mesures hygiéno-diététiques ou les statines, mais pourrait être diminuée par les inhibiteurs du PCSK9.
Plusieurs études ont montré une association entre un SCA précoce et la présence d’un taux de Lp(a) élevé (3). De plus, chez ces mêmes patients, la coronaropathie serait plus souvent sévère (3,4). Chez les sujets de moins de 40 ans, la Lp(a) pourrait jouer un rôle central, expliquant la survenue d’un SCA en l’absence de facteurs de risque. Malgré ces données, la place de la Lp(a) dans l’expression clinique des SCA chez les patients jeunes reste insuffisamment explorée
Dans un contexte d’émergence de nouvelles thérapeutiques ciblant sa synthèse (5) mieux caractériser le profil des patients jeunes présentant un SCA associé à une Lp(a) élevée présente un intérêt notable pour la prévention cardiovasculaire et une prise en charge individualisée.
Les objectifs de ce travail sont d’évaluer la prévalence et la présentation clinique des patients jeunes hospitalisés pour un SCA avec un taux élevé ou normal de Lp(a) : STEMI/ NSTEMI, association aux autres facteurs de risques cardiovasculaire, la sévérité des lésions coronaires, événements durant la phase hospitalière et la FEVG d’entrée.

Objectif principal
Objectif principal : Comparer la présence d’un taux élevé de Lp(a) [>50mg/dL] chez les patients de moins de 40 ans et de plus de 40 ans, admis pour un syndrome coronaire aigu en USIC au CHU de Montpellier

Objectif secondaire
Comparer dans le sous-groupe des moins de 40 ans entre les patients avec ou sans élévation de Lp(a) :
• La prévalence des STEMI/NSTEMI
• les autres facteurs de risque cardiovasculaire associés
• la sévérité des lésions coronaires (mono, bi ou tritronculaire et score syntax)
• la FEVG d’admission
• les complications hospitalières (mortalité, insuffisance cardiaque, AVC)

Données utilisées

Catégories de données utilisées

Informations relatives aux pathologies des personnes concernées

Source de données utilisées

Autre

Autre(s) source(s) de donnée(s) mobilisée(s)

Dossiers Médicaux

Appariement entre les sources de données mobilisées

  Non

Variables sensibles utilisées

Aucune

Recours au numéro d'identification des professionnels de santé

  Non

Plateforme utilisée pour l'analyse des données

Autre

Acteurs finançant et participant à l'étude

Responsable(s) de traitement

Type de responsable de traitement 1

Etablissement public de santé (dont fédération)

Responsable de traitement 1

CHU DE MONTPELLIER

Avenue du Doyen Gaston Giraud 34295 Montpellier 34000 Montpellier France

Localisation du responsable de traitement 1
  Dans l'UE
Représentant du responsable de traitement 1

Responsable(s) de mise en oeuvre non cités comme responsable de traitement

Responsable de mise en oeuvre non cité comme responsable de traitement 1

CHU DE MONTPELLIER

Calendrier du projet

Date de début : 17/03/2026 – Date de fin : 16/08/2026 Durée de l'étude : 5
Etape 1 : Dépôt du projet
10/08/2026

Base légale pour accéder aux données

Encadrement réglementaire

Méthodologie de référence 004

Durée de conservation aux fins du projet (en années)

2

Existence d'une prise de décision automatisée

  Non

Fondement juridique

Article 6 du RGPD (Licéité du traitement)

(1)(e) exécution d’une mission d’intérêt public

Article 9 du RGPD (Exception permettant de traiter des données de santé)

(2)(i) intérêt public dans le domaine de la santé publique

Transfert de données personnelles vers un pays hors UE

  Non

Droits des personnes

une note d’information individuelle sur la recherche est transmise aux personnes concernées. Cette information est en conformité avec les articles 15 à 20 du RGPD

Délégué à la protection des données

CHU DE MONTPELLIER

Avenue du Doyen Gaston Giraud 34295 Montpellier 34000 MONTPELLIER France

dpo@chu-montpellier.fr