Radioembolisation à l'yttrium-90 (TARE) pour le traitement du carcinome hépatocellulaire avec thrombose portale : une étude multicentrique, en conditions réelles, comparative appariée avec des inhibiteurs de points de contrôle immunitaire (ICI). TARE et
Objectif(s) de la recherche et intérêt pour la santé publique
Finalité de l'étude
Objectifs poursuivis
Domaines médicaux investigués
Bénéfices attendus
La stratégie thérapeutique du carcinome hépatocellulaire (CHC) est en pleine évolution . Parallèlement au progrès dans les traitements systémiques avec les inhibiteurs de point de contrôle immunitaires qui concernent les stades avancés, l’approche loco-régionale évolue également avec
l’apport de la radioembolisation. La radiothérapie interne sélective est une modalité de traitement par voie intra-artérielle hépatique des tumeurs primitives ou secondaires et repose sur l’injection de microsphères de verre ou de résine (2 produits commercialisés) marqués à l’Yttrium-90. Cette
technique permet d’administrer de manière ciblée des radiations bêta à forte dose aux tumeurs intra-hépatique et elle permet de limiter l’exposition aux radiations du parenchyme hépatique normal. La radioembolisation transartérielle (TARE ou SIRT (Selective Internal Radiation Therapy)) est une thérapeutique qui répond aux problématiques actuelles en garantissant une efficacité indépendamment du stade sous condition d’une bonne sélection des malades.L’incidence des tumeurs hépatobiliaires est en hausse et constituera un problème de santé publique. Le CHC est la 4éme cause de décès par cancers. Il constitue la principale tumeur maligne primitive du foie. Il se développe aux dépens des hépatocytes sur un socle de cirrhose ou de maladie chronique du foie dans la plupart des cas. L’étiologie principale est une consommation excessive d’alcool en
Europe et virale dans le monde. La constante augmentation du nombre de cas développé sur stéatohépatite (NASH) participe à cette hausse de l’incidence des CHC. Désormais MASH (Maladie du foie associée à un dysfonctionnement métabolique) participe à cette hausse de l’incidence des CHC Les traitements du CHC ont considérablement évolué ces 15 dernières années avec un arsenal thérapeutique qui s’est étoffé et un algorithme de plus en plus complexe. La thérapeutique est guidée par le système Barcelona Clinic Liver Cancer (BCLC) qui attribue à chaque stade de la maladie, une parfois plusieurs options thérapeutiques. Cette stratégie est actuellement remise en question par un concept de « hiérarchie thérapeutique »: La meilleure thérapeutique possible guide la prise en charge et non uniquement le stade. La TARE répond ainsi aux problématiques actuelles avec la possibilité de traiter efficacement des tumeurs dans les stades A / B ou C du système BCLC (du nodule unique à l’invasion vasculaire limitée), avec une prédiction de l’efficacité lors d’un « work-up », sous conditions de fonction hépatique et grade de OMS. Le Work-up comporte une artériographie hépatique avec injection de macro-agrégats d’albumine marqués au technétium, avec scintigraphie au décours permettant de vérifier l’absence de contre-indication (shunts). Cette 1ère phase permet également de quantifier la dose de radiation absorbée par la tumeur et ainsi le calcul de l’activité à administrer lors de la 2èmephase. La 2éme phase correspond au traitement, avec l’injection intra-artérielle des microsphères marquées à l’Yttrium 90, radioisotope n’irradiant pas au-delà d’1 cm de chaque sphère. En réalisant une dosimétrie personnalisée, cette procédure au-delà d’une réponse radiologique, permet une réponse histologique complète dans certains cas (50% - 85% pour des CHC de taille réduite, secondairement traités chirurgicalement). La Haute Autorité de Santé (HAS) rembourse la TARE pour les CHC appartenant aux stades B et C depuis le 6 novembre 2018. La radioembolisation à l’yttrium-90 (TARE) est un traitement efficace pour le carcinome hépatocellulaire (CHC) avancé avec invasion vasculaire intra-hépatique et constitue une véritable alternative thérapeutique voire un complément d’aide comparée aux thérapies systémiques exclusives.un défi pour les thérapies systémiques. La plupart des essais de phase III sur les thérapies systémiques incluent des patients atteints de maladies métastatiques et plus rarement d’invasion macrovasculaire (MVI). Nous avons jugé approprié d'étudier l'efficacité de la radioembolisation au Y-90 (TARE) avec une dosimétrie personnalisée, en comparaison avec le traitement systémique par inhibiteurs de points
de contrôle immunitaire (ICI) pour le CHC avec invasion vasculaire (VP1 / VP2).
L’objectif principal:
Est d’étudier la survie des patients atteints de carcinome hépatocellulaire (CHC) avec thrombose de la veine porte intra-hépatique (VP1 / VP2) traités par radioembolisation au Y-90, comparée à celle des patients traités par inhibiteurs de points de contrôle immunitaire (ICI) dans une cohorte multicentrique française après appariement. et à celles d’autres patients ayant reçu ces deux thérapeutiques de manière séquentielle au sein des mêmes centres.
Les Objectifs secondaires sont :
• Décrire les caractéristiques des patients traités par TARE
• Evaluer la survie sans progression dans le groupe TARE avec dosimétrie personnalisée
• Documenter les effets indésirables observés
Population cible :
Les patients atteints de carcinome hépatocellulaire (CHC) avec thrombose portale intra-hépatique (VP1 / VP2) ayant reçu une radioembolisation à l’yttrium-90 (TARE) avec dosimétrie personnalisée, en tant que traitement de première ligne ou non, dans notre département et dans d'autres unités
d'hépatologie de la région Sud (CHU de Nice, CHU de la Timone) inscrits consécutivement d'août 2020 à février 2024, sachant que ces données seront comparées à celles d'autres patients des mêmes trois centres traités par inhibiteurs de points de contrôle immunitaire (ICI) mais également
à celles d’autres patients ayant reçu ces deux thérapeutiques de manière séquentielle.
Taille de la population :
90 patients dans la cohorte TARE+/-ICI et 120 patients dans la cohorte ICI
Les données recueillies dans le cadre de cette étude le sont dans un but de recherche scientifique, à des fins d’intérêt public. En effet la création d’une base de données pseudonymisés va permettre de mieux connaitre l’efficacité du traitement et la survie des malades. Les personnes concernées seront informées individuellement et / ou collectivement. Les résultats, qui seront rendus publics, pourraient apporter un bénéfice direct pour les futurs patients, pour la société et pour la communauté scientifique ; Cette recherche présente donc un caractère d’intérêt public.
Données utilisées
Catégories de données utilisées
Source de données utilisées
Autre(s) source(s) de donnée(s) mobilisée(s)
Appariement entre les sources de données mobilisées
Variables sensibles utilisées
Justification du recours à cette(ces) variable(s) sensible(s)
La date de décès permet de calculer la survie des patients
La date de soins permet de calculer la survie et les délais
Recours au numéro d'identification des professionnels de santé
Plateforme utilisée pour l'analyse des données
Acteurs finançant et participant à l'étude
Responsable(s) de traitement
Type de responsable de traitement 1
Responsable de traitement 1
Localisation du responsable de traitement 1
Représentant du responsable de traitement 1
Responsable(s) de mise en oeuvre non cités comme responsable de traitement
Responsable de mise en oeuvre non cité comme responsable de traitement 1
Responsable de mise en oeuvre non cité comme responsable de traitement 2
Responsable de mise en oeuvre non cité comme responsable de traitement 3
Calendrier du projet
Base légale pour accéder aux données
Encadrement réglementaire
Durée de conservation aux fins du projet (en années)
2
Existence d'une prise de décision automatisée
Fondement juridique
Article 6 du RGPD (Licéité du traitement)
Article 9 du RGPD (Exception permettant de traiter des données de santé)
Transfert de données personnelles vers un pays hors UE
Droits des personnes
Les droits prévus aux articles 15 à 20 du RGPD (accès, rectification, effacement, limitation et portabilité) sont applicables auprès du délégué à la protection des données des responsables de traitements. une notice d'information est remise à chaque participant.