Évaluation multicentrique des pratiques de prise en charge des luxations gléno-humérales antérieures aux urgences : étude prospective par questionnaires anonymes remplis à chaque épisode. LUX EVAL
Objectif(s) de la recherche et intérêt pour la santé publique
Finalité de l'étude
Objectifs poursuivis
Domaines médicaux investigués
Bénéfices attendus
La luxation gléno-humérale est la luxation articulaire la plus fréquente rencontrée aux urgences, représentant environ 50% des luxations articulaires majeurs, dont près de 95 % sont de type antérieur (1–3). Son incidence dans la population générale est estimée entre 11,2 et 26,9 cas pour 100 000 personnes-années (1,2,4,5).
La prise en charge initiale repose principalement sur les services d’urgences et comprend la confirmation diagnostique, l’analgésie ou la sédation procédurale, l’imagerie associée, la réduction articulaire, l’immobilisation post-réduction et l’organisation du suivi. Malgré la fréquence élevée de cette pathologie, la littérature scientifique met en évidence une variabilité importante des pratiques cliniques, tant concernant les techniques de réduction (6–9) que les modalités d’analgésie (10–20), d’imagerie et d’immobilisation.
Les modalités d’analgésie alternatives à la sédation procédurale intraveineuse ont fait l’objet d’un intérêt croissant. Une méta-analyse comparant la sédation procédurale intraveineuse à l’anesthésie intra-articulaire par lidocaïne montre des taux de succès similaires, avec des effets indésirables et la durée de séjour aux urgences diminuées en faveur de l’anesthésie intra articulaire (12,13). L’hypnose médicale se présente de plus en plus comme une alternative lors de gestes douloureux en médecine d’urgence ou au bloc opératoire bien qu’il manque encore d’études à son sujet (14). Le MEOPA quand à lui bénéficie de recommandations nationales en France pour l’analgésie procédurale en situation d’urgence, souvent associé à d’autres molécules, notamment lors de gestes orthopédiques (18). Le méthoxyflurane inhalé a démontré son efficacité antalgique rapide dans les traumatismes aigus, avec un profil de sécurité favorable, bien que les données spécifiques aux luxations d’épaule restent limitées (19).
Par ailleurs, les blocs périnerveux, en particulier les blocs du nerf supra-scapulaire ou inter-scaléniques guidés par échographie, sont de plus en plus décrits aux urgences comme alternatives efficaces à la sédation, permettant une analgésie ciblée avec une réduction des effets indésirables systémiques mais nécessitent une expertise plus importante que d’autres alternatives antalgiques (17,20).
Concernant l’imagerie diagnostique ou en post-réduction aucune recommandation nationale française formelle existe mais des études récentes proposent l’utilisation d’algorithmes décisionnels pour la prescription de radiographies ou bien l’utilisation de l’échographie dans la prise en charge des luxations gléno humérales antérieurs (21–23). De plus les modalités d’immobilisation post-réduction restent mal standardisées du fait d’études disponibles sur le sujet ne permettant pas de définir un cadre de pratique précis (24–28).
La mise au point française publiée en 2025 souligne explicitement l’absence de recommandations consensuelles et le manque de données décrivant les pratiques réelles en médecine d’urgence(28).
Dans ce contexte, une étude prospective multicentrique descriptive dans laquelle chaque praticien prenant en charge un épisode de luxation gléno humérale antérieur selon ses pratique habituelles, remplirait un questionnaire standardisé et exhaustif après la prise en charge, questionnaire anonyme tant pour le patient que le praticien, apparaît nécessaire pour établir un état des lieux objectif des pratiques actuelles. Ce questionnaire viserait à recueillir les différentes stratégies diagnostiques, d’analgésie et de sédation, leurs effets indésirables ainsi que les différentes techniques de réduction utilisées aux urgences afin d’étudier la diversité des pratiques et leur efficacité.
Objectif principal : Décrire les pratiques actuelles de prise en charge aux urgences des patients adultes présentant une luxation gléno-humérale antérieure aiguë, en particulier les modalités d’analgésie et/ou de sédation utilisées lors de la réduction, dans plusieurs services d’urgences français, au décours immédiat de la prise en charge initiale.
Données utilisées
Catégories de données utilisées
Source de données utilisées
Autre(s) source(s) de donnée(s) mobilisée(s)
Appariement entre les sources de données mobilisées
Variables sensibles utilisées
Recours au numéro d'identification des professionnels de santé
Plateforme utilisée pour l'analyse des données
Acteurs finançant et participant à l'étude
Responsable(s) de traitement
Type de responsable de traitement 1
Responsable de traitement 1
Localisation du responsable de traitement 1
Représentant du responsable de traitement 1
Calendrier du projet
Base légale pour accéder aux données
Encadrement réglementaire
Durée de conservation aux fins du projet (en années)
2
Existence d'une prise de décision automatisée
Fondement juridique
Article 6 du RGPD (Licéité du traitement)
Article 9 du RGPD (Exception permettant de traiter des données de santé)
Transfert de données personnelles vers un pays hors UE
Droits des personnes
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