Évaluation de l’efficacité et de la tolérance immunologique des patientes atteintes d’un cancer du sein triple négatif recevant une immunothérapie préopératoire en fonction de la présence ou non d’antécédents de maladies auto-immunes/inflammatoires :
Objectif(s) de la recherche et intérêt pour la santé publique
Finalité de l'étude
Objectifs poursuivis
Domaines médicaux investigués
Bénéfices attendus
Depuis 2011 et l’autorisation de mise sur le marché de l’IPILIMUMAB (anticorps anti CTLA-4), de nombreux Inhibiteurs du Checkpoint Immunitaire (ICI) ont été développés avec une utilisation de plus en plus vaste en oncologie. A ce jour, 6 ICIs sont utilisés de manière courante en oncologie, notamment dans le traitement néoadjuvant du cancer du sein triple négatif, localisé, au diagnostic.
Très vite, il a été décrit de nombreux effets indésirables immunomédiés, de grade parfois sévère, parfois chroniques ou retardés impactant la qualité de vie, associés à l’utilisation de ces traitements.
Les études aboutissant à l’utilisation de ces traitements ont exclu de leurs cohortes les patients présentant antérieurement au cancer une maladie auto immune, de peur d’une poussée de la pathologie.
Cependant, en pratique de vraie vie, plusieurs études rapportent une utilisation possible de l’immunothérapie chez les patients aux antécédents de pathologie auto immune/ inflammatoire, l’association cancer – maladie auto immune n’étant pas rare. Une explication à cette association fréquente pourrait être la présence de facteurs de risques communs, notamment le tabagisme.
Certaines études ont déjà été menées dans le cadre de la prise en charge du mélanome métastatique, comparant la fréquence des effets indésirables grave en fonction des antécédents immunologiques des patients (9). Il n’a pas été montré de différence significative en termes de fréquence d’effet indésirable immunomédié ; cependant l’évolution de ces pathologies pré existantes sous immunothérapie n’est pas étudiée. Il pourrait théoriquement exister une recrudescence des symptômes de maladies inflammatoires mais il n’existe que peu d’études ayant étudié l’évolution de cette pathologie sous ICI, avec de plus une population restreinte.
L’absence de données spécifiques pour les patientes ayant un eTNBC avec antécédent de maladie auto-immune/inflammatoire, exclues de l’étude KN522, crée un vide dans la prise en charge de ces patientes. Il semble donc intéressant d’évaluer le taux de réponse pathologique (pCR) et le profil de sécurité de cette combinaison de traitements chez des patientes aux antécédents auto immuns ou inflammatoire, et notamment l’évolution de leurs pathologies sous-jacentes.
Cette étude rétrospective multicentrique a pour objectifs de :
• Évaluer le taux de réponse pathologique (pCR) et la survie des patientes traitées par pembrolizumab en néoadjuvant pour un eTNBC selon qu’elles présentent ou non une maladie auto-immune/inflammatoire (ou un antécédent de maladie auto-immune/inflammatoire)
• Analyser l’évolution de la pathologie auto-immune/inflammatoire
• Décrire la fréquence et la gravité des effets indésirables en fonction de la présence ou non d’une pathologie auto-immune/inflammatoire.
Données utilisées
Catégories de données utilisées
Source de données utilisées
Autre(s) source(s) de donnée(s) mobilisée(s)
Appariement entre les sources de données mobilisées
Variables sensibles utilisées
Justification du recours à cette(ces) variable(s) sensible(s)
Données nécessaires au déroulement de l'étude
Recours au numéro d'identification des professionnels de santé
Plateforme utilisée pour l'analyse des données
Acteurs finançant et participant à l'étude
Responsable(s) de traitement
Type de responsable de traitement 1
Responsable de traitement 1
Localisation du responsable de traitement 1
Représentant du responsable de traitement 1
Calendrier du projet
Base légale pour accéder aux données
Encadrement réglementaire
Durée de conservation aux fins du projet (en années)
2
Existence d'une prise de décision automatisée
Fondement juridique
Article 6 du RGPD (Licéité du traitement)
Article 9 du RGPD (Exception permettant de traiter des données de santé)
Transfert de données personnelles vers un pays hors UE
Droits des personnes
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