« Etude rétrospective des caractéristiques cliniques, biologiques et moléculaires des patients traités par une thérapie innovante pour une leucémie aiguë ou une myélodysplasie de haut risque »
Objectif(s) de la recherche et intérêt pour la santé publique
Finalité de l'étude
Objectifs poursuivis
Domaines médicaux investigués
Bénéfices attendus
Le traitement des Leucémies Aigües Myéloïdes (LAM) et des Syndromes Myélodysplasiques (SMD) de haut risque a été modifié par l’arrivées récente des thérapies ciblées (inhibiteurs de FLT3, IDH, BCL2…), ce qui a permis d’améliorer considérablement le pronostic de nombreux patients, en particulier agés et jugés inaptes à recevoir un traitement par chimiothérapie intensive (1–4). La résistance de certains patients à ces thérapeutiques innovantes (TI) reste cependant un problème important et certaines études tentent d’améliorer la compréhension des facteurs prédictifs de réponse à ces thérapies (5–7). Les données permettant actuellement d’évaluer « en vie réelle » l’efficacité et la tolérance des TI ainsi que les facteurs prédictifs d’échec au traitement restent largement insuffisantes.
Actuellement, les classifications du National Comprehensive Center Network (NCCN) et de l’European LeukemiaNet (ELN) sont largement utilisées pour évaluer le pronostic des patients atteints de LAM, avant traitement par chimiothérapie cytotoxique. Ces classifications ont cependant été principalement développées chez des patients jeunes, considérés comme aptes à recevoir une chimiothérapie intensive (8–11). Plus récemment, certaines études ont pu démontrer l’absence d’impact pronostique clair de ces classifications chez les patients âgés traités par des protocoles se basant sur une combinaison d’agents déméthylants et de TI (1,6,12). Toutefois, plusieurs études ont pu mettre en évidence une association entre certains facteurs génétiques et le devenir des patients traités par TI. Ainsi, certains sous-types de LAM semblent mieux répondre à un traitement par venetoclax, notamment en cas de mutation des Isocitrate déshydrogénases (IDH) (1). La présence de mutations dans les gènes TP53, K/NRAS ou FLT3 semble à l’inverse conférer un pronostic particulièrement défavorable à ces patients (5,13). Une meilleure compréhension de l’impact du anomalies moleculaires des LAM sur la réponse à ces thérapies innovantes semble ainsi cruciale dans l’amélioration de la prise en charge des patients.
Des études multicentriques apparaissent indispensables afin d’assurer la puissance nécessaire à des analyses en sous-groupes et de répondre à des questions cliniques précises. Par exemple, à la suite de l’AMM du Venetoclax dans les LAM obtenue sur la base des études de phase 1b et 3 (1,14), nous avons publié notre expérience des patients traités à l’IPC par venetoclax/azacitidine (VEN/AZA) (n=85 patients) entre 2020 et 2021 (15). Pendant la même période, nos confères du service d’hématologie du CHU de Nice et de l’APHM ont également collecté des données de vie réelle portant sur d’autres TI comme par exemple le VYXEOS. Nous souhaitons mettre en commun nos données de vie réelle des patients traités par une TI afin d’augmenter le nombre de patient. La première étude aura pour objectif d’analyser sur une cohorte élargie les résultats en vie réelle du VEN/AZA dans les LAM. D’autres études seront initiées en fonction des questions cliniques des investigateurs des centres impliqués dans l’étude (IPC, CHU Nice, AP-HM).
L'objectif principal est d'évaluer l’efficacité et la toxicité des thérapies innovantes (TI) dans les LAM sur une cohorte multicentrique.
Les objectifs secondaires sont :
- Décrire les populations de patients traités par des TI pour une LAM
- Rechercher des facteurs prédictifs de résistance aux TI
Les éléments de méthode et la population d’étude :
Les patients seront identifiés lors des consultations de suivi ou contacté par l’investigateur de l'étude afin de leur proposer d’y participer. Une note d’information leur sera fournie et l’absence d’opposition de la collecte de données personnelles devra être notifiée par l’investigateur dans le dossier du patient. Pour les patients décédés, l’identification des patients éligibles sera faite dans chaque centre par l’investigateur principal qui aura la responsabilité de vérifier l’absence d’opposition à la collecte des données personnelles dans le dossier du patient. A ce titre, l’Institut Paoli Calmettes s’est engagé auprès de la CNIL à respecter la méthodologie de référence MR-004 relative aux traitements de données à caractère personnel mis en œuvre dans le cadre des recherches dans le domaine de la santé ne nécessitant pas le recueil exprès du consentement de la personne.
POPULATION ÉTUDIÉE :
Les patients traités par une thérapie innovante pour une leucémie aiguë ou une myélodysplasie de haut risque.
Données utilisées
Catégories de données utilisées
Source de données utilisées
Autre(s) source(s) de donnée(s) mobilisée(s)
Appariement entre les sources de données mobilisées
Variables sensibles utilisées
Recours au numéro d'identification des professionnels de santé
Plateforme utilisée pour l'analyse des données
Acteurs finançant et participant à l'étude
Responsable(s) de traitement
Type de responsable de traitement 1
Responsable de traitement 1
Localisation du responsable de traitement 1
Représentant du responsable de traitement 1
Responsable(s) de mise en oeuvre non cités comme responsable de traitement
Responsable de mise en oeuvre non cité comme responsable de traitement 1
Calendrier du projet
Base légale pour accéder aux données
Encadrement réglementaire
Durée de conservation aux fins du projet (en années)
2
Existence d'une prise de décision automatisée
Fondement juridique
Article 6 du RGPD (Licéité du traitement)
Article 9 du RGPD (Exception permettant de traiter des données de santé)
Transfert de données personnelles vers un pays hors UE
Droits des personnes
Le responsable de la base de données patient, soit le centre investigateur est tenu d’assurer une information individuelle préalable à chaque patient concerné par l’étude (conformément à la MR004). Ainsi une note d’information est élaborée par le responsable de traitement et communiquée aux centres investigateurs. Les centres investigateurs sont en charge d’adresser cette note au regard de leurs moyens internes et via des canaux sécurisés notifiés au responsable de traitement (notamment formalisé au sein du contrat). Elle peut être délivrée lors d’une consultation médicale, par courrier électronique sécurisé, par voie postale, ou via un portail patient dédié. Dans les centres de lutte contre le cancer (CLCC) et plus particulièrement à l’IPC, une information individuelle des patients est délivrée lors de la collecte des données (livret d’accueil) et des échantillons biologiques (consentement « biothèque »). Ces documents prévoient la possibilité de réutiliser les données et les échantillons et renvoie à un portail de transparence : https://mesdonnées.unicancer.fr. Ce portail centralise les informations relatives aux études en cours, aux organismes partenaires, ainsi qu’aux mesures de protection des données personnelles et les personnes concernées peuvent se reporter préalablement à la mise en oeuvre de chaque nouveau traitement de données. Pour les patients décédés, l’identification des patients éligibles sera faite dans chaque centre par l’investigateur principal qui aura la responsabilité de vérifier l’absence d’opposition de leur vivant à la collecte des données personnelles dans le dossier du patient.