N° 27737646

Étude qualitative longitudinale sur l’insertion professionnelle après un cancer

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Objectif(s) de la recherche et intérêt pour la santé publique

Finalité de l'étude

Recherche, étude, évaluation

Objectifs poursuivis

Autre

Domaines médicaux investigués

Cancérologie

Bénéfices attendus

Contexte et justification scientifique

En 2022, près de 20 millions de nouveaux cas de cancer ont été recensés à travers le monde, selon les estimations du Centre International de Recherche sur le Cancer. Ce nombre devrait atteindre 35 millions en 2050. L’amélioration des diagnostics et des traitements permet de meilleures chances de survie, ce qui augmente le nombre de personnes vivant avec, ou après, un traitement de cancer (Bray et al., 2024). En parallèle, environ la moitié des patients atteints par la maladie sont en âge de travailler (Buresti et al., 2024), ce qui est accentué par le recul de l’âge de la retraite. Cette réalité place le retour au travail au cœur des enjeux individuels et sociétaux. Par ailleurs, les données provenant de la littérature sont pauvres dans ce domaine. En effet les recherches récentes soulignent l’urgence de développer des dispositifs favorisant un retour au travail réussi et tenant compte du large éventail de défis évoqués plus haut (Beekman et al., 2024).

Objectifs de l’étude

Face à ces enjeux, cette recherche vise à identifier les facteurs individuels et contextuels favorisant 1) un retour à l’emploi et 2) une réinsertion professionnelle propice au bien-être des individus après un cancer. À travers ce projet, nous tenterons ainsi de comprendre :

- Quelles caractéristiques individuelles (ex : situation médicale, facteurs sociodémographiques, facteurs psychologiques) et contextuelles (ex : situation familiale et professionnelle, pratique sportive, situation financière) facilitent une reprise du travail dans la même entreprise, au même poste et avec le même contrat après la maladie ?

- Comment ces éléments propres à l’individu, combinés aux caractéristiques organisationnelles (ex : soutien organisationnel et managérial, culture d’entreprise, réglementations internes liées au handicap) contribuent au bien-être au travail de l’individu après son retour ?

Dans cette étude nous définissons le bien-être au travail comme « un concept sommateur qui caractérise la qualité de la vie professionnelle, incluant les dimensions de sécurité et de santé au travail (SST), et il peut constituer un déterminant majeur de la productivité aux niveaux individuel, organisationnel et sociétal » (Schulte & Vainio, 2010).

Le détail des caractéristiques évoquées ci-dessus est présenté en Annexe 4 et dans la partie « source de données ».

Méthode

Il s’agit d’une étude qualitative longitudinale prospective non interventionnelle, reposant sur des entretiens semi-directifs. Une série de questions sera posée autour des deux axes précédemment mentionnés (cf. les exemples de questions présentes dans le guide d’entretien en Annexe 3), tout en gardant la possibilité de poser des questions non prévues au gré des échanges avec les patients. Afin de favoriser la spontanéité et l’authenticité des réponses, les guides ne seront pas communiqués au répondant à l’avance.

Le retour au travail des personnes atteintes de cancer étant un processus s’inscrivant dans la durée, quatre vagues d’entretiens seront réalisées à différents moments clés de leur parcours de réintégration professionnelle. Le premier entretien interviendra dans les trois mois suivant l’acte chirurgical, puis un entretien sera conduit tous les six mois après le premier, sur une période totale de deux ans. Ce délai de six mois pourra être ajusté en fonction des étapes importantes du parcours professionnel du participant (ex. : reprise du travail, passage d’un mi-temps à un plein temps). Les différentes vagues d’entretiens réalisées seront volontairement liées aux entretiens précédents, ce qui permettra une perspective processuelle sur les thèmes abordés.

Les entretiens semi-directifs seront menés sous une forme narrative et structurés de manière thématique. Concernant la vie personnelle, ils porteront sur la vie quotidienne du participant avant la maladie, le contact avec le système de santé, l’expérience du diagnostic du cancer, les soutiens présents durant l’arrêt et après la reprise (famille, amis, collègues), ainsi que la manière dont il envisage l’avenir. Concernant le travail, les entretiens aborderont la situation professionnelle du participant avant le diagnostic, sa relation au travail, ses projets et représentations du retour au travail, ainsi que son expérience de retour au travail.

Les entretiens seront analysés selon une approche thématique inductive (Braun & Clarke, 2006). Les transcriptions anonymisées seront importées dans le logiciel NVivo 15 (QSR International).

Les critères d'inclusion sont les suivants :

• personnes atteintes d’un cancer localisé, dont l’objectif de traitement est la guérison ;
• actuellement en âge de travailler ;
• sans autre pathologie grave d’après l’oncologue référent ;
• ayant subi leur première intervention chirurgicale au cours des trois derniers mois ;
• sous contrat CDI dans des entreprises de plus de 10 salariés ;
• acceptant un suivi sur deux ans afin d’observer l’évolution de leur insertion professionnelle ;
• résidant en France et parlant le français

L’étude adopte un échantillonnage à variation maximale, poursuivi jusqu’à saturation thématique (n ≈ 35 participants).

La période de ciblage sera de novembre 2025 à décembre 2026, correspondant à la période pendant laquelle les participants seront recrutés et donneront leur consentement pour participer à l’étude.

La période de collecte et de suivi se déroulera de novembre 2025 à décembre 2028, correspondant à la période de réalisation des entretiens

Données utilisées

Catégories de données utilisées

Informations relatives aux conditions sociales, environnementales, aux habitudes de vie et au contexte socio-économique des personnes concernées
Informations relatives aux pathologies des personnes concernées

Source de données utilisées

Autre

Autre(s) source(s) de donnée(s) mobilisée(s)

Enquête(s)

Appariement entre les sources de données mobilisées

  Non

Variables sensibles utilisées

Aucune

Recours au numéro d'identification des professionnels de santé

  Non

Plateforme utilisée pour l'analyse des données

Autre

Acteurs finançant et participant à l'étude

Responsable(s) de traitement

Type de responsable de traitement 1

Université, école, structure de recherches dans le domaine des SHS

Responsable de traitement 1

Aix-Marseille Université

58 Boulevard charles livon 13007 Marseille 13007 Marseille France

Localisation du responsable de traitement 1
  Dans l'UE
Représentant du responsable de traitement 1
Éric Berton

Calendrier du projet

Date de début : 17/11/2025 – Date de fin : 31/12/2028 Durée de l'étude : 36
Etape 1 : Dépôt du projet
16/11/2025

Base légale pour accéder aux données

Encadrement réglementaire

Méthodologie de référence 004

Destinataire(s) des données

Destinataire des données 1

BAUDIN Timothé

4 Avenue des Gentianes 13105 Mimet 13105 MIMET France

Durée de conservation aux fins du projet (en années)

2

Existence d'une prise de décision automatisée

  Non

Fondement juridique

Article 6 du RGPD (Licéité du traitement)

(1)(e) exécution d’une mission d’intérêt public

Article 9 du RGPD (Exception permettant de traiter des données de santé)

(2)(j) archives, recherche scientifique ou historique, ou statistiques

Transfert de données personnelles vers un pays hors UE

  Non

Droits des personnes

Article 15 – Droit d’accès
Les participants peuvent obtenir la confirmation que des données les concernant sont ou non traitées et, lorsqu’elles le sont, en recevoir une copie ainsi que toute information utile sur les finalités, les destinataires et la durée de conservation. Ils peuvent exercer ce droit auprès du doctorant (Timothé Baudin) ou du directeur de thèse (Pr Olivier Roques), ou via le Délégué à la protection des données d’Aix-Marseille Université (dpo@univ-amu.fr)

Article 16 – Droit de rectification
Les participants peuvent demander à corriger ou compléter les données les concernant s’ils estiment qu’elles sont inexactes ou incomplètes. Ils peuvent exercer ce droit en contactant directement le doctorant chercheur (Timothé Baudin) ou le directeur de thèse (Pr. Olivier Roques) aux coordonnées indiquées dans la note d’information. Pour les entretiens qualitatifs, il est systématiquement rappelé aux participants en début d’entretien qu’ils peuvent signaler toute erreur ou demander une rectification à tout moment. De plus, sur simple demande, la retranscription intégrale de l’entretien pourra leur être envoyée afin qu’ils puissent vérifier et, le cas échéant, corriger leurs propos. Cette possibilité est également mentionnée dans la note d’information aux patients.

Article 17 – Droit à l’effacement
Dans le cadre d’une recherche universitaire fondée sur l’exécution d’une mission d’intérêt public, le droit à l’effacement ne s’applique pas. Les données sont conservées pour garantir la valeur scientifique et la traçabilité des résultats, conformément à la méthodologie MR-004. Toutefois, les participants conservent la possibilité de demander la limitation du traitement ou de s’opposer à l’utilisation ultérieure de leurs données, en contactant le doctorant chercheur ou le directeur de thèse aux coordonnées indiquées dans la note d’information.

Article 18 – Droit à la limitation du traitement
Les participants peuvent demander la limitation du traitement de leurs données, c’est-à-dire que leur utilisation est gelée et que les données ne sont plus traitées activement mais seulement conservées. Cette demande peut être formulée à tout moment auprès du doctorant chercheur (Timothé Baudin) ou du directeur de thèse (Pr. Olivier Roques), aux coordonnées indiquées dans la note d’information remise aux participants et rappelées dans la questionnaire. Dans le cadre des entretiens, cette possibilité est rappelée systématiquement aux participants au début de l’entretien.

Article 19 – Obligation de notification
Toute rectification, limitation ou suppression de données demandée par un participant fera l’objet d’une notification au participant et, le cas échéant, aux destinataires concernés, sauf si cela exige des efforts disproportionnés.

Article 20 – Droit à la portabilité
Le traitement repose principalement sur la mission d’intérêt public d’Aix-Marseille Université et sur le consentement éclairé des participants. Dans le cadre de la mission d’intérêt public, le droit à la portabilité ne s’applique pas. Le traitement étant fondé sur le consentement (avant et au début de chaque entretien ), les personnes concernées peuvent toutefois demander la transmission de leurs données personnelles sous un format électronique structuré et couramment utilisé, afin de les réutiliser ou de les transmettre à un autre organisme.

Délégué à la protection des données

Aix-Marseille Université

58 Boulevard charles livon 13007 Marseille 13007 Marseille France

dpo@univ-amu.fr