N° 26427894

Étude observationnelle transversale : analyse des stratégies de coping des étudiants en kinésithérapie de l’école universitaire d’Orléans (EUK).

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Objectif(s) de la recherche et intérêt pour la santé publique

Finalité de l'étude

Recherche, étude, évaluation

Objectifs poursuivis

Autre

Domaines médicaux investigués

Psychologie et psychiatrie

Bénéfices attendus

Les années universitaires marquent une transition clé dans la vie des étudiants, souvent perçue comme une période d'épanouissement, mais aussi propice à l'émergence de troubles de la santé mentale. Ces troubles impactent négativement la réussite académique, augmentent le risque d'abandon et compromettent le bien-être à long terme (Harrer et al. 2019). Selon Li et al. (2022), la dépression et les troubles anxieux sont les atteintes de la santé mentale les plus reconnues chez les étudiants. Les troubles anxieux peuvent émerger lorsque le complexe stress- anxiété persiste dans le temps, son impact variant en fonction des déclencheurs et du contexte environnemental. Ces deux phénomènes sont étroitement liés et difficiles à dissocier, s'entrelacent presque systématiquement. L’anxiété se caractérise par l’anticipation d’un danger à venir, et se distingue du stress, définie comme une réaction de peur face à une menace immédiate (Servant D. 2022). Nous pouvons la considérer comme une forme de stress, bien que cette perspective demeure sujette à débat dans la littérature scientifique (Bystritsky et Kronemeyer 2014).

Au sein des étudiants en kinésithérapie, plusieurs études ont montré une forte prévalence de la dépression, l’anxiété ou le stress. En 2010, Wash et al. ont rapporté des résultats présentant un nombre de morbidité psychologique probable plus important au sein de la population étudiante en kinésithérapie au Trinity College à Dublin comparé à la population globale. Brooke et al. (2020) ont aussi pu déterminer la présence de stress chez les étudiants en kinésithérapie Australien. Sur le sous-continent indien, différentes études ont montré des niveaux de stress élevés au sein des étudiants en kinésithérapie (Sabih et al. 2013, Syed et al. 2018, Desai et al. 2021). En 2019, la Fédération Nationale des Étudiants en Kinésithérapie (FNEK) publie un rapport sur le bien être des étudiants en kinésithérapie. Il y est décrit qu’un étudiant sur quatre présente des troubles anxieux généralisés, que les étudiants en kinésithérapie sont plus touchés par les troubles anxio-dépressifs que les autres étudiants en France, et qu’un étudiant en kinésithérapie sur cinq qualifie sa santé mentale de “mauvaise” à “très mauvaise”.

Les stratégies de coping, définies par Lazarus en 1993 comme les efforts cognitifs et comportementaux continus pour gérer des demandes externes et/ou internes spécifiques, évaluées comme représentant un défi ou dépassant les ressources de la personne. Nous pouvons retrouver des études cherchant à les investiguer chez les étudiants en kinésithérapie avec Ayed et Amoudi (2020) en Palestine, Brooke et al. (2020) en Australie, van Vuuren et al. (2018) en Afrique du Sud, Daisuke et Ayumi (2016) au Japon ou Gomathi et al. (2013) aux Emirats Arabes-unis. 4 En France, bien que des études existent pour déterminer les sources de stress et les stratégies de coping des étudiants (Masson et Ratenet 2020, Mazé et Verlhiac 2013), aucune ne se penche spécifiquement sur la population des étudiants en kinésithérapie. La FNEK a publié en 2020 le compte rendu des questionnaires de conditions de Vie des Étudiants en masso- kinésithérapie, mais se penchent principalement sur les aspects matériels comme l’accès au logement et à l’alimentation ainsi que les moyens financiers des étudiants.

Les résultats permettront d'évaluer si la composante de kinésithérapie de l’université d’Orléans ou l’université elle-même peut jouer un rôle dans la réduction de certains facteurs de stress et la mise en place de certaines formes de coping, afin d’améliorer la qualité de vie étudiante. Pour les professeurs et les kinésithérapeutes tuteurs, ces données offriront une meilleure compréhension du ressenti des étudiants et de leurs comportements, facilitant ainsi l’adaptation du tutorat, des évaluations et des cours. Enfin, cette recherche apportera des données de santé publique françaises, étant peu nombreuses sur le sujet.

L’objectif primaire de notre étude est l’investigation des principales stratégies de coping des étudiants en kinésithérapie de l’EUK-CVL. L'objectif secondaire de ce travail sera d’examiner s'il existe des variations de résultats au sein de notre population en fonction de divers critères ayant démontré des différences significative dans des études antérieures comme l’âge, le sexe et la promotion des étudiants sondés (Brooke et al. 2020, Desai et al. 2021). Pour objectiver ces résultats, les critères de jugements que nous allons utiliser sont les résultats du brief cope version française à quatre facteurs (Baumstarck et al. 2017). La version française à quatre catégories du brief cope que nous allons utiliser provient d’un questionnaire appelé Cope Inventory conçu en 1989 par Charles S. Carver. Après avoir été traduit en français et validé en 2003 par Laurent Muller et Elisabeth Spitz, Baumstarck Karine et al. ont décidé en 2017 de réduire le nombre de catégories de stratégie de coping de treize en en proposant quatre. La version que nous utilisons dans cette étude classe donc les stratégies de coping dans les catégories suivantes :
• Résolutions de problème : correspondant aux stratégies de coping centrées sur l’origine du stress.
• Évitement : regroupe les stratégies de coping émotionnelles en lien avec la fuite de l’origine du stress.
• Pensée positive : inclut des stratégies de coping émotionnelles liées à l'adoption d'une attitude positive face à la situation stressante.
• Soutien social : ce facteur est plus controversé.
La population cible de notre étude sont les étudiants à l’école universitaire de kinésithérapie Centre Val de Loire. Pour une population d’environ quatre cents étudiants, il a été déterminé à un seuil de signification de 0,05 qu’il nous sera nécessaire d’obtenir trente réponses minimum par promotions pour réaliser une analyse statistique inter-année d’étude et quarante-neuf réponses pour réaliser des analyses à l’échelle de la population globale de l’école.

Données utilisées

Catégories de données utilisées

Informations relatives aux conditions sociales, environnementales, aux habitudes de vie et au contexte socio-économique des personnes concernées
Autre

Autre(s) catégorie(s) de donnée(s) utilisée(s)

Informations relatives aux stratégies de coping misent en place par les étudiants

Source de données utilisées

Autre

Autre(s) source(s) de donnée(s) mobilisée(s)

Enquête(s)

Appariement entre les sources de données mobilisées

  Non

Variables sensibles utilisées

Aucune

Recours au numéro d'identification des professionnels de santé

  Non

Plateforme utilisée pour l'analyse des données

Autre

Acteurs finançant et participant à l'étude

Responsable(s) de traitement

Type de responsable de traitement 1

Université, école, structure de recherches dans le domaine médicale / épidémiologique / pharmacovigilance

Responsable de traitement 1

Noé Bernard

18c Rue Adèle Lanson Chenault 45650 Saint-Jean-le-Blanc 45650 Saint Jean Le Blanc France

Localisation du responsable de traitement 1
  Dans l'UE
Représentant du responsable de traitement 1

Calendrier du projet

Date de début : 15/09/2025 – Date de fin : 01/05/2026 Durée de l'étude : 20
Etape 1 : Dépôt du projet
15/09/2002

Base légale pour accéder aux données

Encadrement réglementaire

Méthodologie de référence 004

Durée de conservation aux fins du projet (en années)

2

Existence d'une prise de décision automatisée

  Oui

Fondement juridique

Article 6 du RGPD (Licéité du traitement)

(1)(a) consentement spécifique, éclairé et univoque

Article 9 du RGPD (Exception permettant de traiter des données de santé)

(2)(a) consentement spécifique, éclairé et univoque

Transfert de données personnelles vers un pays hors UE

  Non

Droits des personnes

Dans un projet de recherche, les droits des articles 15 a 20 du RGPD garantissent aux participants un contrôle sur leurs données personnelles. Le chercheur informe mes participants sur le traitement de leurs données (droit d'accès) et leur offre la possibilité de corriger les informations inexactes (droit de rectification). Si un participant retire son consentement, il peut demander la suppression de ses données (droit à l'effacement), sauf si ces derniers sont encore nécessaire pour la recherche. En cas de désaccord sur l'usage des données; les participants peuvent limiter leur traitement (droit a la limitation). Enfin, si les données sont transférables, les participants peuvent les récupérer et les réutiliser ailleurs (droit a la portabilité). Le chercheur veille a respecter ces droits tout en assurant la confidentialité des informations traitées et en laissant ses coordonnées aux participants.

Délégué à la protection des données

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Château de la source Avenue du Parc Floral BP 6749, Orléans 45100 45100 Orléans France

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