Etude des facteurs cliniques et biologiques permettant de distinguer, dès l’admission aux urgences, le paludisme des arboviroses (dengue, chikungunya, zika) chez les patients consultant pour des symptômes au retour d’une zone touchée par ces maladies.
Objectif(s) de la recherche et intérêt pour la santé publique
Finalité de l'étude
Objectifs poursuivis
Domaines médicaux investigués
Bénéfices attendus
Même si les manifestations cliniques initiales du paludisme et des arboviroses (dengue, chikungunya, zika) sont quasiment similaires, leurs complications et leurs prises en charge (diagnostic et traitement) diffèrent. Face à la forte recrudescence en France hexagonale des cas importés d’arboviroses depuis 2023, il est essentiel de pouvoir les différencier précocement de ceux du paludisme.
Dans la pratique, il n’existe pas de score diagnostic validé permettant de différencier les arboviroses du paludisme. De plus, une stratégie de recherche systématique de toutes les maladies vectorielles aux urgences peut s’avérer longue, contraignante et coûteuse. L’objectif de l'étude est d’identifier des facteurs cliniques et biologiques permettant d’orienter vers l’une ou l’autre de ces maladies vectorielles. Sur cette base, un score prédictif sera élaboré et validé en interne afin d'identifier, lors de l'admission aux urgences, les patients atteints d'arbovirose parmi ceux qui consultent pour fièvre ou d'autres symptômes au retour d'une zone d'endémie.
Il s'agit donc dans un premier temps, d'une étude observationnelle, cas-témoins, rétrospective, multicentrique, appariée. Dans un second temps, une étude diagnostique permettra d'évaluer les performances du score prédictif obtenu.
L’identification précoce des cas d’arboviroses va permettre de mettre en place des mesures sanitaires adéquates, avec notamment les procédures de signalement et des plans de lutte antivectorielle. Sous-diagnostiquer ces cas peut entrainer une libre circulation du virus, avec risque de constitution de foyers autochtones.
Données utilisées
Catégories de données utilisées
Source de données utilisées
Autre(s) source(s) de donnée(s) mobilisée(s)
Appariement entre les sources de données mobilisées
Variables sensibles utilisées
Justification du recours à cette(ces) variable(s) sensible(s)
Recueil de la date de début des symptômes et de la date du diagnostic (critères de jugement)
Recours au numéro d'identification des professionnels de santé
Plateforme utilisée pour l'analyse des données
Acteurs finançant et participant à l'étude
Responsable(s) de traitement
Type de responsable de traitement 1
Responsable de traitement 1
Localisation du responsable de traitement 1
Représentant du responsable de traitement 1
Calendrier du projet
Base légale pour accéder aux données
Encadrement réglementaire
Durée de conservation aux fins du projet (en années)
3
Existence d'une prise de décision automatisée
Fondement juridique
Article 6 du RGPD (Licéité du traitement)
Article 9 du RGPD (Exception permettant de traiter des données de santé)
Transfert de données personnelles vers un pays hors UE
Droits des personnes
Les personnes concernées seront informées sur la procédure permettant d'exercer leurs droits par la mise à disposition d’une note d’information et de non opposition, avant leur participation à cette étude et le recueil de leur non opposition.
Dans cette note d’information, il est précisé que les patients disposent d’un droit d’accès, de rectification, de limitation et d’opposition au traitement des données couvertes par le secret professionnel utilisées dans le cadre de cette recherche, et que ces droits s’exercent auprès du médecin en charge de la recherche. Il leur est également indiqué qu’en cas de difficultés dans l’exercice de leurs droits, ils peuvent saisir le Délégué à la Protection des Données de l’AP-HP (protection.donnees.dsi@aphp.fr) et également qu’ils peuvent exercer leur droit à réclamation directement auprès de la CNIL (www.cnil.fr).