Étude comparative de la survie et des effets indésirables immuno-induits chez les patients traités par CEMIPLIMAB ou PEMBROLIZUMAB pour un carcinome épidermoïde cutané avancé (étude CP-SLAY)
Objectif(s) de la recherche et intérêt pour la santé publique
Finalité de l'étude
Objectifs poursuivis
Domaines médicaux investigués
Bénéfices attendus
Les carcinomes épidermoïdes cutanés, (CEc), sont les deuxièmes cancers cutanés en termes de fréquence mais ils sont responsables de 20% de la mortalité globale liée à tous les cancers cutanés (1). Leur incidence est croissante, principalement en raison d’un vieillissement de la population (2,3). Malgré leur pronostic majoritairement favorable, certains carcinomes peuvent progresser en tumeurs avancées, non traitables par chirurgie ou radiothérapie, et touchant le plus souvent des patients âgés, fragiles et polypathologiques (4).
Jusqu’à récemment, aucun traitement systémique n’avait été approuvé par les autorités sanitaires françaises et européennes dans la prise en charge des CEc avancés. Les anti-PD-1, des inhibiteurs de checkpoints immunitaires, ont récemment montré une efficacité clinique importante dans la prise en charge des acSCC, permettant des réponses prolongées avec des profils d’effets indésirables favorables et un maintien de la qualité de vie (5–9).
Contexte spécifique :
Suite à des essais pivots de phase I et II sans comparateur avec des taux de réponse tumorale de 47 à 50% dans les CEc avancés (5), le CEMIPLIMAB, un anti-PD-1, a obtenu une AMM en 2019 auprès de l’European Medicine Agency (EMA).
En 2020, suite à la publication des résultats d'un essai industriel de phase II sans comparateur avec un taux de réponse de 34% (7), la Food and Drug Administration américaine a autorisé l’utilisation du PEMBROLIZUMAB, un autre anti-PD-1, dans la prise en charge des CEc avancés. Bien que les résultats de cet essai aient été confirmés par un essai clinique français multicentrique de phase II avec un taux de réponse de 42% (8), l’EMA n'a pas encore accordé d'AMM au PEMBROLIZUMAB dans cette indication.
L’immunothérapie par anti-PD-1 est à l'heure actuelle recommandée en première ligne par les sociétés savantes européennes d'oncologie dans la prise en charge des CEc avancés (10). Néanmoins, seul le CEMIPLIMAB a été autorisé en France pour le moment et cette molécule n'a plus été remboursée par l'Assurance maladie entre 2020 et fin 2024. Son utilisation a donc été limitée à des essais cliniques ou à une prise en charge par des enveloppes budgétaires de certaines régions, certains hôpitaux, voire certains services. En parallèle, le PEMBROLIZUMAB ayant une AMM en France sous le libellé "carcinome épidermoïde de la tête et du cou métastatique ou récidivant non résécable dont les tumeurs expriment PD-L1 avec un CPS ≥ 1" a pu être utilisé plus facilement depuis 2020 pour traiter des CEc avancés de l'extrémité céphalique, l'intitulé ne précisant pas "carcinome épidermoïde des voies aérodigestives supérieures".
A l'heure actuelle, il n'y a pas eu d'essai clinique randomisé comparant l'efficacité et la sécurité du CEMIPLIMAB et du PEMBROLIZUMAB chez les patients traités pour un CEc avancé; seule une étude comparative indirecte médico-économique américaine a été publiée (11).
Question scientifique :
Existe-t-il une différence significative en termes d'efficacité et d’effets indésirables immuno-induits entre le CEMIPLIMAB et le PEMBROLIZUMAB dans la prise en charge des carcinomes épidermoïdes cutanés ?
Objectif scientifique :
Objectif principal : Comparer la survie globale des patients traités par CEMIPLIMAB pour un CEc à celle de ceux traités par PEMBROLIZUMAB.
Objectifs secondaires :
• Comparer la survie sans progression entre ces deux groupes de patients
• Comparer les taux d'effets indésirables immuno-médiés (irAE) entre les deux groupes de patients, notamment les irAE graves
• Comparer le spectre d'irAE entre les deux groupes de patients
Innovations / Impact :
Cette étude observationnelle rétrospective apportera les premières données comparatives en vie réelle sur l’efficacité et les effets indésirables immuno-induits du CEMIPLIMAB et du PEMBROLIZUMAB dans les CEc avancés. Elle contribuera à orienter les pratiques cliniques dans un contexte où les comparaisons directes entre ces deux traitements restent à ce jour inexistantes.
Données utilisées
Catégories de données utilisées
Source de données utilisées
Autre(s) source(s) de donnée(s) mobilisée(s)
Appariement entre les sources de données mobilisées
Variables sensibles utilisées
Justification du recours à cette(ces) variable(s) sensible(s)
Ces variables sont nécessaires pour répondre aux objectifs de l’étude et seront traitées conformément au RGPD et aux recommandations de la CNIL.
Une table de correspondance, conservée localement dans chaque centre, permettra de gérer les oppositions et rectifications. Elle ne sera jamais transmise ni utilisée à d’autres fins.
Recours au numéro d'identification des professionnels de santé
Plateforme utilisée pour l'analyse des données
Acteurs finançant et participant à l'étude
Responsable(s) de traitement
Type de responsable de traitement 1
Responsable de traitement 1
Localisation du responsable de traitement 1
Représentant du responsable de traitement 1
Calendrier du projet
Base légale pour accéder aux données
Encadrement réglementaire
Durée de conservation aux fins du projet (en années)
2
Existence d'une prise de décision automatisée
Fondement juridique
Article 6 du RGPD (Licéité du traitement)
Article 9 du RGPD (Exception permettant de traiter des données de santé)
Transfert de données personnelles vers un pays hors UE
Droits des personnes
Une note d’information individuelle sur la recherche est transmise aux personnes concernées. Cette information est en conformité avec les articles 15 à 20 du RGPD