État des lieux des prescriptions de scanner pulmonaire en dépistage de cancer pulmonaire chez les praticiens du Bas Rhin ; étude pilote en collaboration avec un cabinet de radiologie
Objectif(s) de la recherche et intérêt pour la santé publique
Finalité de l'étude
Objectifs poursuivis
Domaines médicaux investigués
Bénéfices attendus
Le dépistage du cancer pulmonaire est un enjeu de santé publique conséquent, cependant la HAS ne recommande pas de dépistage systématique chez les populations à risque. Des sociétés savantes et autres collèges de spécialistes recommandent cependant cette pratique de façon individuelle, et des études ont montré que les médecins prescrivent des scanners pulmonaires à visée de dépistage. Mon travail vise à évaluer l’ampleur des prescriptions de scanner pulmonaire à visée de dépistage dans le département du Bas Rhin.
Etude quantitative, descriptive, monocentrique et rétrospective à partir du recueil exhaustif des ordonnances de scanner thoracique reçues dans un cabinet de radiologie strasbourgeois sur la période définie. Elle se déroulera au sein d’un des sites du groupe d’imagerie strasbourgeois SIMSE, nommé “Le carré blanc”, situé au 1 rue de Zagreb dans la commune de Schiltigheim (67300).
- Critères d’inclusion : toutes les prescriptions de scanner thoracique reçues dans la période et provenant de médecins situés dans le Bas Rhin.
- Pour chaque ordonnance : recueil des motif de prescription, caractéristiques du prescripteur, du patient. En cas de motif de dépistage : informations complémentaires sur le dépistage justifiant la prescription.
- Identification des scanners à visée de dépistage du cancer pulmonaire, versus autres motifs.
- Analyses secondaires : recensement des autres causes de demande de scanner thoracique (diagnostic, suivi)
- Analyse finale : calcul des proportions pour les différents objectifs, description des critères récurrents dans les indications de dépistage.
Données utilisées
Catégories de données utilisées
Autre(s) catégorie(s) de donnée(s) utilisée(s)
Aucune autre catégorie
Source de données utilisées
Autre(s) source(s) de donnée(s) mobilisée(s)
Appariement entre les sources de données mobilisées
Variables sensibles utilisées
Justification du recours à cette(ces) variable(s) sensible(s)
Âge des patients faisant partie des données d’inclusion de ceux-ci dans le groupe des patients à risque de cancer pulmonaire
Date de soins nécessaire pour le cadre temporelle du recueil (analyse quantitative des ordonnances de dépistage sur 6 mois en 2025)
Recours au numéro d'identification des professionnels de santé
Plateforme utilisée pour l'analyse des données
Acteurs finançant et participant à l'étude
Responsable(s) de traitement
Type de responsable de traitement 1
Responsable de traitement 1
Localisation du responsable de traitement 1
Représentant du responsable de traitement 1
Responsable(s) de mise en oeuvre non cités comme responsable de traitement
Responsable de mise en oeuvre non cité comme responsable de traitement 1
Calendrier du projet
Base légale pour accéder aux données
Encadrement réglementaire
Durée de conservation aux fins du projet (en années)
1
Existence d'une prise de décision automatisée
Fondement juridique
Article 6 du RGPD (Licéité du traitement)
Article 9 du RGPD (Exception permettant de traiter des données de santé)
Transfert de données personnelles vers un pays hors UE
Droits des personnes
Mon projet est une étude rétrospective. Je ne suis pas en charge de la base de données que j’utilise car je ne fais pas partie de l’équipe prenant en charge les patients dans le centre de radiologie. En relation avec un des médecins radiologues du centre et avec le responsable des données informatiques, nous avons réfléchi aux actions à mettre en place pour informer les patients de cette étude.
En pratique, je me trouve dans l’obligation de demander une dérogation pour les motifs exposés ci-après.
Vu le nombre d’examens réalisés (plusieurs milliers) et donc de patients concernés par ce recueil, l’information individuelle (et la pseudonymisation ou anonymisation) n’est pas réalisable.
En effet, cette information devrait être faite par courrier/courriel par les secrétaires du centre de radiologie, ce qui implique d’une part de disposer de ces informations de façon systématique, et d’autre part un temps consacré à la tâche très important. Concernant ce deuxième point, le centre de radiologie ne peut pas attribuer un ou une secrétaire à cette tâche pour des raisons de nombre de personnel et de temps de travail. Attribuer cette tâche au secrétariat serait donc délétère à l’accueil des patients et pour l’organisation du centre.
En comparaison à ces arrangements conséquents nécessaires pour effectuer une information individuelle, l’absence de cette même information individuelle des patients concernés par l’étude pourrait ne pas avoir de grande conséquence ; je rappelle ici que l’identité, les coordonnées téléphoniques/postales/emails ne seront pas analysées.
Nous avons donc décidé d’afficher une information écrite visible à l’accueil scanner/IRM du centre de radiologie, préalablement à la date de début du recueil de données et pendant tout le temps de l’étude (cf annexe).
Le nombre de patient qui aura accès à l’information (sur une période de temps donnée) correspond au maximum au nombre de patients se rendant chaque jour dans le centre pour un examen de scanner ou IRM, soit environ 100 à 130 patients par jour.
Néanmoins, parmi tous les patients se rendant dans le centre pendant la période d’affichage de l’information, il n’est pas possible d’estimer la proportion de ceux ayant réalisé un examen pendant la période étudiée et donc concernés par l’étude.