Devenir à un an des patients hospitalisés en réanimation pour une polyradiculonévrite aiguë : une étude monocentrique au CHU de Lille
Objectif(s) de la recherche et intérêt pour la santé publique
Finalité de l'étude
Objectifs poursuivis
Domaines médicaux investigués
Bénéfices attendus
La polyradiculonévrite aiguë (PRNA) est la première cause de paralysie flasque aiguë dans le monde développé. Environ 20 à 30 % des patients hospitalisés pour une PRNA présentent une insuffisance respiratoire aiguë nécessitant une ventilation mécanique invasive, les exposant à un risque accru de mortalité, de complications infectieuses et de séquelles neurologiques. Malgré des progrès dans la prise en charge en soins intensifs et le recours aux immunothérapies (immunoglobulines intraveineuses ou échanges plasmatiques), les données sur le pronostic fonctionnel à long terme de ces patients demeurent limitées et hétérogènes,. Les études de Fletcher, et al. (Neurology, 2000), Dhar, et al. (J Neurol Sci, 2008) et Witsch, et al. (J Neurol, 2013) ont montré qu’environ 70 % des patients ventilés retrouvaient une marche autonome, mais avec une persistance fréquente de douleurs neuropathiques et de fatigue. Ces résultats nécessitent d’être confirmés et actualisés dans les conditions actuelles de prise en charge.
Cette étude vise à améliorer la compréhension du devenir à long terme des patients atteints de PRNA hospitalisés en réanimation. En décrivant leur évolution fonctionnelle, la mortalité et les séquelles physiques ou psychologiques, elle permettra d’identifier les facteurs associés à une récupération incomplète. Ces résultats contribueront à optimiser la prise en charge en soins intensifs, à mieux anticiper les besoins de rééducation et de suivi psychologique, et à informer plus précisément les patients et leurs proches sur le pronostic. À terme, l’étude devrait favoriser la mise en place de parcours de soins dédiés et multidisciplinaires, améliorer la qualité de vie des survivants de réanimation et réduire les conséquences de la dépendance prolongée, apportant ainsi un bénéfice concret tant médical que sociétal.
Données utilisées
Catégories de données utilisées
Source de données utilisées
Autre(s) source(s) de donnée(s) mobilisée(s)
Appariement entre les sources de données mobilisées
Variables sensibles utilisées
Justification du recours à cette(ces) variable(s) sensible(s)
Les dates de décès, les dates de soins et l’année/mois de naissance sont nécessaires pour garantir l’exactitude des calculs de délais (durée de séjour, délai entre symptômes et admission, survie à 1 an), pour classifier correctement les patients selon les critères diagnostiques du syndrome de Guillain–Barré, et pour déterminer précisément la mortalité à 1 an. Elles ne peuvent pas être supprimées sans compromettre la validité scientifique des résultats. Ces données sont immédiatement pseudonymisées après extraction.
Recours au numéro d'identification des professionnels de santé
Plateforme utilisée pour l'analyse des données
Acteurs finançant et participant à l'étude
Responsable(s) de traitement
Type de responsable de traitement 1
Responsable de traitement 1
Localisation du responsable de traitement 1
Représentant du responsable de traitement 1
Calendrier du projet
Base légale pour accéder aux données
Encadrement réglementaire
Durée de conservation aux fins du projet (en années)
15
Existence d'une prise de décision automatisée
Fondement juridique
Article 6 du RGPD (Licéité du traitement)
Article 9 du RGPD (Exception permettant de traiter des données de santé)
Transfert de données personnelles vers un pays hors UE
Droits des personnes
Les droits d’accès, de rectification, d’opposition, d’effacement et de limitation s’exercent conformément à la MR-004, par l’intermédiaire du Délégué à la Protection des Données (DPO) du CHU de Lille.
Les investigateurs ne peuvent identifier directement aucun patient, les données ayant été pseudonymisées.
Le droit d’opposition peut être exercé tant que les données ne sont pas anonymisées et que les résultats ne sont pas consolidés.
Le droit à la portabilité ne s’applique pas dans ce contexte, le traitement étant fondé sur l’article 6(1)(e) et réalisé à des fins de recherche scientifique (article 9(2)(j)).