Comparaison de la survie des hommes et des femmes traités pour un cancer du sein au Centre Henri Becquerel entre 1970 et 2021.
Objectif(s) de la recherche et intérêt pour la santé publique
Objectifs poursuivis
Domaines médicaux investigués
Bénéfices attendus
Actuellement, le cancer du sein est une pathologie très représentée chez la femme. En 2020, on a recensé dans le monde 2.3 millions de cancers du sein féminins et 685 000 décès par ce cancer d’après l’OMS. En France, en 2018, l’incidence était en augmentation sur la période récente de 2010 à 2018 (+0,6 % par an en moyenne) et le diagnostic de cancer du sein féminin était le plus fréquent et au premier rang des décès par cancer chez la femme avec 58 459 nouveaux cas, devant le cancer colorectal et celui du poumon. Concernant la survie, le taux de survie nette. ans a été estimé à 88% sur la période de 2005 à 2010. . A l’inverse, le cancer du sein masculin est une pathologie rare, représentant moins de 1% de l’ensemble des cancers du sein et environ 1% de tous les cancers masculins. Sa faible incidence rend les données disponibles beaucoup moins nombreuses que chez la femme, et souvent issues d’études rétrospectives. Dans la littérature, les hommes atteints d’un cancer du sein présentent un âge médian au diagnostic plus élevé, un stade au diagnostic plus péjoratif et sont plus souvent atteints d’une tumeur positive pour les récepteurs hormonaux, par rapport aux femmes . Le carcinome intra-canalaire infiltrant est le type histologique majoritaire chez les hommes et les femmes. En revanche, chez les hommes, les formes lobulaires sont plus rares et les formes papillaires plus fréquentes.. Dans la littérature, le pronostic du cancer du sein chez l’homme semble moins bon que chez la femme. La survie globale chez l’homme apparait dégradée par rapport à la femme. Plusieurs hypothèses sont avancées dans la littérature pour expliquer ces différences. La première hypothèse est que la survie dégradée chez les hommes pourrait s’expliquer par des retards diagnostiques en lien avec un manque de vigilance des patients et du système de soins et avec l’absence de dépistage. La survie dégradée s’expliquerait donc par un stade au diagnostic plus sévère. Par ailleurs, les comorbidités sont plus fréquentes chez les hommes, ce qui pourrait expliquer leur surmortalité comparé aux femmes. Cependant, d’autres auteurs défendent l’hypothèse de tumeurs en moyenne plus agressives chez l’homme.
Données utilisées
Catégories de données utilisées
Source de données utilisées
Variables sensibles utilisées
Calendrier du projet
Base légale pour accéder aux données
Durée de conservation aux fins du projet (en années)
2
Fondement juridique
Article 6 du RGPD (Licéité du traitement)
Article 9 du RGPD (Exception permettant de traiter des données de santé)
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Droits des personnes
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